L'Envoyé spécial américain, George Mitchell, rencontre à nouveau Netanyahu ce jeudi, après avoir discuté hier avec Mahmoud
Abbas dans le cadre des "négociations indirectes" , que l'administration Obama vient de relancer pour sortir de l'impasse du processus de paix.
Or la dernière idée qui aurait été avancée serait la présence de soldats internationaux pour garantir la sécurité sur la future frontière Israel-Palestine. 40.000 soldats de l'Otan positionnés sur le territoire palestinien pour empecher attaques, infiltrations , on pense au modèle libanais où 20.000 soldats de l'ONU sont postés dans le sud du Liban pour garantir la frontière avec Israel après la guerre de l'été 2006.
Selon le journal Israel Hayom, le scénario aurait été proposé dernièrement par Nicolas Sarkozy, et repris par les Palestiniens qui insistent toujours pour une intervention internationale dans la région. Traditionnellement, Israêl refusait mais cette fois, un responsable du Bureau du Premier Ministre n'aurait pas définitivement écarté l'hypothèse tout en précisant qu'Israel exigerait au minimum de garder une présence militaire sur le Jourdain, entre la Jordanie et la Cisjordanie.
Ce n'est naturellement pas le seul point de discussion, aujourd'hui Netanyahu devrait proposer quelques "gestes de bonne volonté" échelonnés au fil de l'avancée des négociations : on parle de libérations de prisonniers palestiniens, la levée de certains des centaines de barrages routiers en Cisjordanie etc..
"Nous espérons que nous arriverons à une solution à 2 Etats dans les 4 mois" a déclaré Saeb Erakat, chef du pôle négociation palestinien tandis que le Premier Ministre Israélien veut passer le plus rapidement possible à des négociations "directes".
En tout cas, les 2 parties ont entendu l'avertissement d'Obama annonçant que quiconque saboterait les discussions par une
provocation ou une déclaration intempestive "en serait tenu responsable". Netanyahu a ainsi déclaré ces jours-ci qu'il serait bien prêt "à des gestes difficiles" comme
l'évacuation de colonies juives en Cisjordanie, tandis que Mahmoud Abbas s'est abstenu de faire un discours officiel le 15 mai pour le jour de la Nakba (le jour de la Catastrophe - pour les
Palestiniens, la date de la création d'Israel et de l'exode palestinien) .
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