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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

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Negociations

Jeudi 20 mai 4 20 /05 /Mai 11:51

L'Envoyé spécial américain, George Mitchell, rencontre à nouveau Netanyahu ce jeudi, après avoir discuté hier avec Mahmoud Abbas dans le cadre des "négociations indirectes" , que l'administration Obama vient de relancer pour sortir de l'impasse du processus de paix.

Or la dernière idée qui aurait été avancée serait la présence de soldats internationaux pour garantir la sécurité sur la future frontière Israel-Palestine. 40.000 soldats de l'Otan positionnés sur le territoire palestinien pour empecher attaques, infiltrations  , on pense au modèle libanais où 20.000 soldats de l'ONU sont postés dans le sud du Liban pour garantir la frontière avec Israel après la guerre de l'été 2006.

Selon le journal Israel Hayom, le scénario aurait été proposé dernièrement  par Nicolas Sarkozy, et repris par les Palestiniens qui insistent toujours pour une intervention internationale dans la région.  Traditionnellement, Israêl refusait  mais cette fois, un responsable du Bureau du Premier Ministre n'aurait pas définitivement écarté l'hypothèse tout en précisant qu'Israel exigerait au minimum de garder une présence militaire sur le Jourdain, entre la Jordanie et la Cisjordanie.

Ce n'est naturellement pas le seul point de discussion, aujourd'hui Netanyahu devrait proposer quelques "gestes de bonne volonté"  échelonnés au fil de l'avancée des négociations : on parle de libérations de prisonniers palestiniens, la levée de certains des centaines de barrages routiers en Cisjordanie etc..

"Nous espérons que nous arriverons à une solution à 2 Etats dans les 4 mois" a déclaré Saeb Erakat, chef du pôle négociation palestinien tandis que le Premier Ministre Israélien veut passer le plus rapidement possible à des négociations "directes".

En tout cas, les 2 parties ont entendu l'avertissement d'Obama annonçant que quiconque saboterait les discussions par une provocation ou une déclaration intempestive "en serait tenu responsable". Netanyahu a ainsi déclaré ces jours-ci  qu'il serait bien  prêt "à des gestes difficiles" comme l'évacuation de colonies juives en Cisjordanie, tandis que Mahmoud Abbas s'est abstenu de faire un discours officiel  le 15 mai pour le jour de la Nakba (le jour de la Catastrophe - pour les Palestiniens, la date de la création d'Israel et de l'exode palestinien) .

Par Denis Brunetti - Publié dans : Negociations - Communauté : l'actualité en général
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Lundi 10 mai 1 10 /05 /Mai 17:00

"Nous pouvons dire que les négociations ont commencé". Ainsi Saeb Erekat, le négociateur palestinien, annonçait-il  hier soir l'ouverture des fameuses "discussions indirectes", prônées par les Etats-Unis. C'est vrai, George Mitchell , l'envoyé spécial américain, a déjà rencontré les protagonistes, Mahmoud Abbas et Benyamine Netanyahu. Pour lancer ces proximity talks, les Américains auraient donné des assurances aux uns et aux autres sur le sérieux de leur stratégie qui doit amener à des négociations directes. Le porte-parole à Washington parlait d'une série de pourparlers "sérieuse et étendue".
Cela n'a pas vraiment fait la Une de la presse internationale, qui a sans doute pris l'annonce à sa mesure : dès aujourd'hui, les premières doutes émergeaient sur le résultat de ces négociations. Alors qu'un gel tacite des colonisations israéliennes semblait une des garanties que les Etats Unis ont donné aux Palestiniens, le bureau du Premier ministre israélien Netanyahu affirmait dès hier soir qu'il n'avait donné "aucun engagement " en ce sens. Simplement, aurait-il peut -etre répété, le projet de construction de 1600 logements à Ramat Shlomo prendrait au moins 2 ans de processus administratif avant d'émerger concrètement sur cette colline de Jerusalem-Est. Aussitôt , les Palestiniens de protester et Mahmoud Abbas de demander à ce que les Etats-Unis "réagissent'. Le Département d'Etat américain avait annoncé qu'ils réagiraient "si l'une ou l'autre des parties prenait des mesures qui saperaient gravement la confiance". Et une des clauses était apparemment  toute déclaration publique intempestive...

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Mercredi 21 avril 3 21 /04 /Avr 12:35

Deux sondages, l'un fait en France, l'autre dans les Territoires Palestiniens, offrent une intéressante contradiction sur la situation au Moyen Orient.
Le premier a été réalisé par l'institut de sondages IFOP, pour le compte de l'Association France-Palestine Solidarité. Premier enseignement : les Français s'intéressent peu au conflit ou n'en ont pas d'idée très claire  puisque , sur plusieurs questions, ,de 25 à 46 % des sondés ne se prononcent pas.

Les Français ont tendance d'ailleurs à renvoyer dos à dos Israéliens et Palestiniens . Selon 45% d'entre eux , les Israéliens et les Palestiniens portent la même responsabilité dans la non-résolution du conflit, (24% plutôt les Israéliens, 6% plutôt les Palestiniens). Une majorité relative (30%) considère  aussi que la politique de la France est plutôt équilibrée , (17% qu'elle est plutôt favorable à Israel, 7% qu'elle est plutôt favorable aux Palestiniens).
Mais à la grande question, "la création d'un Etat palestinien est-elle la meilleure solution",  c'est un énorme 70% qui le soutient. Satisfaction au moins pour l'association France-Palestine, qui est un peu amère que les Français est "un manque de grille de lecture claire du conflit", dixit son président Jean-Claude Lefort.

 

Mais il est intéressant de comparer cette quasi-unanimité des Français pour un Etat Palestinien avec les doutes que les Palestiniens ont, eux , sur place.
En effet, selon l'institut Jerusalem Media and Communication Center, les Palestiniens eux sont partagés entre la création d'un Etat Palestinien... et l'idée d'un état bi-national (un grand pays Israel-Palestine, associant les deux populations, qui abolirait le  mur de séparation, et surtout donnerait les mêmes droits civiques et légaux aux Palestiniens qu'aux Israéliens, ce que certains militants appellent "la fin de l'apartheid")

Car 43,9% des Palestiniens soutiennent toujours un Etat Palestinien, mais  34% préfèreraient un Etat bi-national. Et selon l'Institut JMCC , cette idée d'Etat bi-national ne cesse de gagner du terrain  dans les sondages au fil des années depuis  10 ans, et de plus en plus ces derniers mois.

Il faut aussi noter que pour 30% des Palestiniens, le processus de paix est mort, tandis que pour 46% il traverse seulement un moment difficile.

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Mercredi 31 mars 3 31 /03 /Mars 22:03

Le président Obama a certes partagé un repas de Seder pour Pessah, il est moins sûr qu'il le partagerait avec  Benyamine Netanyahu. D'ailleurs, à Washington, on note que le président américain a souhaité aussi des voeux aux Musulmans pour le Ramadan, ou aux Iraniens pour le Nouvel An perse.

Le véritable plat de résistance, c'est le Premier Ministre Israélien qui est en train de le digérer depuis son retour de Washington. Car selon le quotidien Haaretz, les "demandes" américaines ne seront pas faciles à avaler ; c'est une liste de 10 exigences, dont 4 concerneraient le sort de Jerusalem-Est. La plus notable est le gel de toute construction à Jerusalem-Est pendant  au moins quatre mois, c'est à dire la durée prévue de négociations qui s'ouvriraient bientôt avec les Palestiniens.
En échange, les Etats-Unis feraient pression sur Mahmoud Abbas pour qu'il accepte même  des discussions directes  avec le Premier ministre israélien, comme Netanyahu l'a souvent préconisé .

Sur la question de Jerusalem, il serait aussi demandé de laisser ouvrir une représentation palestinienne à Jerusalem-est , comme par exemple la Maison de l'Orient, fermée depuis plusieurs années , de ne raser aucune maison palestinienne et de n'évacuer aucune famille arabe durant ces négociations.

Netanyahu à son retour de Washington, aurait déjà discuté en cabinet restreint de ces "demandes". Plusieurs ministres refusent de se conformer aux exigences américaines. Un scénario possible serait  cependant un gel "tacite" auprès de l'administration américaine, sans qu'aucune annonce ou promesse de gel officiel  ne soit faite.

En fait, la diplomatie israélienne craint même que les Etats-Unis n'allient leurs pressions aux Européens pour faire bouger la donne, ou même imposer pratiquement un plan de paix à Israël.

A noter les quelques petites phrases lâchées hier soir  sur la question  par Nicolas Sarkozy et par Barack  Obama.

Le président français affirmant  lors de sa visite que les colonisations  "ne mènent à rien" et que "l'absence de paix dans la région est un problème pour tout le monde, car cela nourrit le terrorisme".

Tandis qu'Obama soulignait  sur MSNBC "Je crois que Netanyahu comprend intellectuellement qu'il doit faire des pas courageux. Je pense que politiquement il s'en rend compte".

 

Mais alors que les éditiorialistes soulignent les difficultés de Netanyahu, ou la fermeté d'Obama -qui "enfonce le couteau dans la plaie" , écrit l'un d'eux - l'ancien consul israélien à New york, Alan Pinkas, donne une vision moins  mélodramatique en évoquant dans une tribune  du Yediot Aharonot, un "prix raisonnable à payer" . Le président Obama  est simplement  froid  et " réaliste",  dit-il, et Israel n'a que deux intérêts principaux qui doivent l'emporter sur tout le reste ; les relations avec le partenaire américain qui doivent être réajustées et la poursuite d'un processus diplomatique avec les Palestiniens. "Tel est l'agenda et tel est le président au pouvoir".

Aucune réunion prochaine du cabinet restreint n'est encore annoncée après Pessah (la semaine prochaine).

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Dimanche 14 mars 7 14 /03 /Mars 15:16

"Poignardé dans le dos", voilà  l'expression qu'aurait dit  en privé le vice-président  américainJoe Biden l'autre jour. Certains même attribuent ces mots à Obama lui même durant le coup de téléphone avec Joe Biden " Ils m'ont blessé moi, le Président Obama, les Etats Unis et tous ceux qui croyaient qu'on pouvait faire quelque chose ici." Le meilleur ami d'Israel, était furieux. Il y aurait eu des gros mots prononcés .  Il hésitait à rejoindre  au diner  Netanyahu, arrivant finalement avec plus d'une heure de retard .

C'est le célèbre  éditorialiste du quotidien israélien Maariv( populaire, droite ) qui le raconte. La colère américaine n'est pas retombée , disent les journaux ce matin. Et ce matin, au conseil des ministres du dimanche , Netanyahu aurait insisté auprès des ministres pour qu'ils ne les lisent pas trop et que chacun se calme.

Mais la crise n'est  visiblement pas finie. Les Etats Unis ne se sont pas satisfaits des simples "regrets" présentés par Netanyahu. Obama  lui aurait  demandé des "actions spécifiques" pour prouver son implication dans le processus de paix.

Et la réprimande américaine a aussi pris l'aspect  d'un coup de téléphone entre Hillary Clinton et Netanayahu, qui a duré 45 minutes, étalé dans tous les medias américains.. Hillary Clinton  aurait parlé d'une "insulte" aux Etats Unis qui "entamait les liens bilatéraux", et écarté l'explication selon la quelle Netanyahu n'était pas au courant de l'annonce. Un porte-parole américain a longuement commenté ce coup de téléphone , laissé entendre que le Premier ministre israélien n'a pas pu placer un mot de réponse. Hillary Clinton aurait exigé que les projets de constructions à Ramat Shlomo soient annulés et qu'il y ait de fait un gel de tout projet sur Jerusalem.

Le fait même que Netanyahu ait rapidement déclaré que "la crise était finie" aurait fini d'excéder la Miason Blanche.

Normalement Netanyahu devait aller à Washington cette semaine pour donner une conférence à l'AIPAC , le puissant lobby pro-israélien aux Etats Unis. Mais il risque de recevoir durant sa visite les rebuffades de l'administration américaine, à moins qu'il accepte les conditions évoquées. Sinon, il devrait renoncer à ce voyage... ce qui offrirait une démonstration publique de l'importance  de la crise israélo-américaine.

Et ce dimanche, la chaine américaine ABC diffusait l'interview d'un des principaux conseillers d'Obama, David Axelrod avec des mots particulièrement durs pour le gouvernement Netanyahu, pour l'annonce de 1600 nouvelles constructions de logements à  Ramat Shlomo, dans Jerusalem Est, en pleine visite officielle américaine;

"C'était une insulte mais ce n'est pas le plus important . (....) Cela semblait calculé pour saboter les prochaines négociations et c'était extrèmement perturbant pour quiconque promeut  la paix et la sécurité dans la région. Cela a été exprimé par la Secrétaire d'Etat (Hillary Clinton) et par le Vice-président (Joe Biden) et je crois que les Israéliens comprennent clairement pourquoi nous sommes énervés et ce que nous voulons faire avancer".

Sur la même chaine, le Premier Ministre israélien continue d'affirmer qu'il s'agissait d'un incident " dommageable " et qui " n'aurait pas du arriver"






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Jeudi 11 mars 4 11 /03 /Mars 16:48
Joe Biden, le vice président américain, a quitté aujourd'hui Israel pour la Jordanie, après une tempête politique et diplomatique dont on mesure encore difficilement les conséquences.
Le N°2 américain avait critiqué fermement mardi et mercredi l'annonce de 1600 nouvelles constructions à Ramat Shlomo, à Jerusalem-est, accusant Israel de "saper la confiance" et cela juste à la veille de l'ouverture de négociations indirectes israélo-palestiniennes qui devaient probablement se dérouler à Washington.
Mais hier soir, on a appris que le président palestinien Mahmoud Abbas refusait de revenir dans ces conditions à la table de négociations. IL demande à ce que le projet de construction soit annulé et espère que l'envoyé spécial américain Georges Mitchel reviendra la semaine prochaine pour obtenir cela d'Israel.
Dans un discours à l'université de Tel Aviv, Joe Biden a déclaré  pour conclure sa visite que le "statu quo n'était pas durable" : "les realités démographiques rendent difficile à Israel d'être un pays juif et un état démocratique. (...) Pour finir un conflit historique, les deux parties doivent avoir un courage historique".
 Malgré le coup de froid et le coup de frein au dialogue, Joe Biden a déclaré que "la chose la plus importante  pour les discussions était  d'avancer vite et en toute  bonne foi. Nous ne pouvons retarder les choses  parce que quand le progres recule, les extrémistes exploitent nos divisions".
Si le Premier  Ministre israélien Netanyahu a présenté des "regrets" à Joe Biden et estimé ensuite que "la crise était derrière nous", la tempete continue de faire des vagues. Le refus palestinien de revenir aux negociations dans ces conditions est soutenu par la Ligue Arabe, elle qui il y a une semaine avait poussé Abbas au dialogue pour donner une chance aux efforts américains.
En politique intérieure israélienne, les tiraillements continuent . Netanyahu a  du convoqué Eli Yishai, le ministre de l'Intérieur, du parti religieux Shas, qui a diffusé l'annonce. Les travaillistes protestent contre une "grossière bévue de la bureaucratie gouvernementale" et le ministre travailliste de l'Agriculture déclare que les Travaillistes doivent envisager de quitter la coalition gouvernementale.
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Mercredi 10 mars 3 10 /03 /Mars 17:22

Hier c’est pratiquement une gifle qu’a reçu le vice-président  américain Joe  Biden, qui était justement  en visite  à Jerusalem pour rassurer Israel  sur son soutien  et   célébrer  le lancement   de négociations israélo-palestiniennes, sous l’égide américaine.

 

Patatras, l’annonce israélienne  de construire à Jerusalem Est est venue comme une provocation face aux Palestiniens qui  demandaient déjà le gel total de la colonisation . Qui n’ont obtenu qu’un moratoire de 10 mois, accordé par Netanyahu. Encore Israel ne fait pas entrer Jerusalem dans la question des colonisations. Les Israéliens ont annexé Jerusalem Est en 1967, illégalement selon le droit international mais « du point de vue d’Israel, Jerusalem n’est pas une colonie, dit Mark Regev, porte-parole du Premier Ministre, c’est notre capitale et cela le restera » . Les Palestiniens ne l’entendent pas du tout ainsi, puisqu’ils veulent en faire la capitale de leur futur Etat.

 

Annoncer donc de nouvelles constructions à l’Est a donc provoqué la colère et l’indignation à Ramallah,  et  mis en porte à faux le N°2 Américain , venu pour restaurer le dialogue...  Hier soir, Joe Biden a montré sa mauvaise humeur en arrivant avec plus d’une heure en retard au diner officiel israélien, puis publiquement  accusé Israel de "saper la confiance nécessaire " au dialogue.

 

 En fait, c’est surtout le timing de l’annonce qui a provoqué le scandale. En Israel, bien peu remettent en cause le plan de construction . Mais pourquoi l’annoncer en pleine visite officielle américaine ?

Le ministre de l’Intérieur, responsable, est Eli Yishai du parti religieux Shas, important élément de la coalition gouvernementale. A-t-il voulu plaire à son électorat ou faire une démonstration de puissance face à Netanyahu, quelqu’en soit les conséquences internationales ? Ou bien est-ce juste une bourde peu diplomatique du ministère de l’Intérieur ?  Eli Yishai s’est défendu d’avoir fait expres de mettre Joe Biden dans l’embarras. Le premier ministre israélien Netanyahu s’est dit  lui-même surpris  de l’annonce  mais il n’a pas voulu  désavouer  l’annonce du ministere de l’Intérieur. Attaquer le parti Shass pourrait , il est vrai, menacer sa coalition gouvernementale.

Cela rappelle la petite phrase d’Henry Kissinger disant qu’Israel n’avait pas de politique étrangère mais seulement une politique intérieure.

 

 Alors  provocation ou cynisme politique , la presse israélienne  en tout cas accuse Netanyahu d’etre incapable de tenir sa coalition et de mener un véritable dialogue avec les Americains, alors que Joe Biden était  pourtant le meilleur allié de Netanyahu à Washington. Maariv, journal populaire de droite, parle meme de « construction destructrice ». L'un des éditorialistes du Yediot Aharonot déclare que "la visite américaine a été torpillée". Le Haaretz parle d'"une gifle qui retentit dans le monde entier". De fait, l'ONU, plusieurs pays européens dont la France, les pays arabes ont dénoncé cette annonce inopportune.

 

Cela présage mal enfin  des  négociations israélo-palestiniennes annoncées, qui seront déjà indirectes et ne dureront que quelques mois, et qui  ont été obtenues à l’arraché par Washington…

 

 

 

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Dimanche 7 mars 7 07 /03 /Mars 20:59
C'est le nouveau concept à la mode : l' "Intifada Blanche" a été lancée  fin février par deux universitaires israéliens, et reprise par un éditorialiste réputé, Aluf Benn, et circule maintenant comme un nouveau scénario politique dans le conflit israélo-palestinien.
Selon les universaires Shaul Mishal et Doron Mazza, le calme apparent de la région masque des pressions palestiniennes importantes. Les Palestiniens , expliquent-ils, ont compris la force de la Revolution de Velours en Tchécoslovaquie puis de la Révolution Orange en Ukraine,  des mouvements qui obligent les gouvernements à venir à la table de négociation et utilisent l'arme des médias. Les chercheurs estiment que la stratégie d'une "Intifada blanche" est concevable, qui briserait l'agenda  diplomatique concocté par les Israéliens et les Américains .
Selon ce scénario, les institutions palestiniennes seraient renforcées pour créer la structure d'un Etat Palestinien jusqu'à l'annonce officielle et largement diffusée d'un Etat nouvellement créé. L'annonce serait naturellement associée à des demandes face à Israel, en particulier le retrait total de Cisjordanie.
Si Israel ne répondait pas à ces exigences, une campagne  de  boycott et de manifestations palestiniennes ,  mais aussi de sanctions écnomiques, soutenues par exemple par l'Europe, acculerait le gouvernement israélien.
Ce scénario ressemble naturellement beaucoup aux idées développées par Salem Fayyad qui imagine l'annonce d'un Etat Palestinien dès la fin 2011, qu'il voudrait soutenir même  par une demande auprès du Conseil de Securité des Nations Unies. C'est à ce scénario  qu'a fait brièvement allusion Bernard Kouchner en évoquant une déclaration "immédiate" d'un Etat Palestinien. Même si ses propos ont été vite oblitérés par François Fillon et le président Sarkozy qui en sont revenus à l'agenda diplomatique traditionnel , soutenu par les Américains.
Salem Fayyad bénéficie à la fois de  la réputation d'un excellent gestionnaire, d'un homme intègre, et meme de l'image du "modéré" soutenu par les Occidentaux. Il  soutient de plus en plus les manifestations populaires, tout en demandant  qu'elles soient non-violentes. On l'a vu dernièrement dans les manifestations contre le Mur de séparation à Bilin, il a organisé aussi un Conseil des Ministres extraordinaire à Hebron, accompagnant ainsi les protestations religieuses contre Netanyahu.
On comprend face à cette pression palestinienne l'insistance des Etats Unis à lancer officiellement la reprise des négociations "indirectes", dont il n'y a encore aucun détail  et qui pourrait ne démarrer que dans quelques semaines. Au moins, raconte un diplomate ,  cela donnera-t-il dans les jours qui viennent l'occasion d'une photo  officielle et d'une annonce  pour célébrer l'action diplomatique américaine.

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Vendredi 5 mars 5 05 /03 /Mars 17:04
Selon un document qu'a révélé aujourd'hui le quotidien Haaretz, les Etats Unis se sont engagés auprès des Palestiniens pour que les futures négociations "de proximité" aboutissent . Ils promettent même d'émettre un blâme à l'une des parties en cas d'évidente mauvaise volonté. Allusion évidente à une partie israélienne qui trainerait des pieds et gagnerait du temps dans le processus de création d'un Etat palestinien
"
"Nous attendons des deux parties d'agir sérieusement et de bonne foi. Si une partie, selon notre jugement, ne se conformait pas à nos attentes, nous  exprimerions clairement nos soucis et nous agirions pour dépasser cet obstacle".
Plus loin, les Etats Unis affirment que le coeur des négociations est bien un Etat Palestinien viable, souverain et indépendant, aux territoires contigus, qui mettrait fin à l'occupation depuis 1967".
Ce sont apparemment ces termes qui ont rassuré les pays arabes et les Palestiniens et provoqué le feu vert de la Ligue Arabe à de nouvelles négociations avec Netanyahu.
Georges Mitchell, l'envoyé spécial américain, chargé de faire la navette, devrait arriver à Jerusalem samedi soir et rencontrer Netanyahu et Abbas dimanche, pour un démarrage rapide du processus de discussions indirectes selon des modalités qui n'ont pas encore été annoncées.
Par Denis Brunetti - Publié dans : Negociations - Communauté : l'actualité en général
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Jeudi 4 mars 4 04 /03 /Mars 12:40
Après plus d'un an de volontarisme américain et de tentatives avortées, des négociations de paix pourraient reprendre très bientôt - dès dimanche prochain affirme meme le Haaretz-  entre Israéliens et Palestiniens. Il ne s'agirait que de discussions indirectes, dites " de proximité", selon lesquelles l'Envoyé spécial américain George Mitchel ferait la navette entre les délégations. Divers scénarios sont envisageables : Israéliens à Jerusalem et Palestiniens à Ramallah, ou bien les deux délégations dans des pièces séparées d'un même batiment, mais quel batiment? etc ...
Ces discussions indirectes ont été proposées par les Etats-Unis après leur échec notoire de reprise des négociations directes. L'administration américaine avait en effet demandé à Israêl le gel de toute colonisation comme l'exigeaient les Palestiniens. Mais la fermeté israélienne a fait capoter la volonté d'Obama et les efforts de George Mitchell . Et les Palestiniens depuis refusaient de revenir à la table des négociations.
Il a fallu sans doute de nombreuses pressions américaines pour que les pays arabes, hier, donnent leur feu vert à l'idée de Mitchell . Les ministres des Affaires Etrangères de la Ligue Arabe se sont déclarés favorables  pour "donner leur chance à des pourparlers indirects afin de faciliter les efforts des Etats-Unis", Ils ont toutefois ajouté que  dans les 4 mois, ils re-évalueraient la situation en n'écartant pas un retour au Conseil de Sécurité, et en demandant alors aux Etats-Unis de ne pas mettre leur veto à une nouvelle résolution en faveur d'un Etat Palestinien.
 George Mitchell arrive à Jerusalem samedi soir et les Etats Unis veulent sans doute rapidement avoir au moins l'image de cette reprise. Le vice-président américain Joe Biden arrive justement lundi.
 Mais la marge est sans doute faible.  Les Américains voudraient commencer les discussions par la question des frontières d'un futur Etat palestinien. Israel s'est félicité de cette prochaine reprise mais Netanayahu ne semble pas près à reprendre le schéma de son prédecesseur Olmert, tandis que les Palestiniens  insistent pour redémarrer le processus là où le dernier gouvernement israélien l'avait laissé. Mahmoud Abbas réclame toujours un gel de la colonisation complet pendant les discussions.
Le Hamas naturellement a déclaré son hostilité à ces négociations.
Par Denis Brunetti - Publié dans : Negociations - Communauté : l'actualité en général
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