Lundi 8 mars
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17:34
Le Centre d'Etudes Stratégiques de l'Université Bar Ilan a publié il y a quelques mois une étude du Dr Moshe Vered,
sous le titre "La longueur de la guerre et les conditions ultimes d'une guerre entre Iran et Israel" (repris ce week end par l'éditorialiste Nahum Barnea) . L'étude a semble-t-il passionné
les états-majors. Vered y décrit ce qui se passerait à la suite d'une attaque d'Israel sur des sites nucléaires iraniens.
"La guerre serait longue, annonce Vered, elle se mesurerait en années. "
Dans un premier scénario léger, l'Iran répliquerait d'abord par une volée de missiles sol-sol vers Israel. L'attaque sans doute pourrait ne pas durer , fautes de missiles à longue portée,
mais ce ne serait que le début de la guerre. La vraie réplique se ferait, selon l'étude, avec les intermédiaires que seraient la Syrie, le Hezbollah ou le Hamas. Et là, les missiles ne
manquent pas. On estime à 40.000 le nombre de roquettes détenues rien que par le Hezbollah. On peut imaginer aussi l'utilisation de roquettes à charge chimique, biologique etc ce qui
perturberait durablement la vie en Israel.
Israel serait alors entrainé à occuper le territoire libanais pour longtemps, entrer dans une guerrilla dont il est difficile de prévoir l'issue etc...
Ce n'est pas tout, imagine Vered. Une autre possibilité serait l'utilisation de corps expéditionnaires iraniens qui pourraient être basées en Syrie et pourraient transiter par un Irak
complaisant, les forces américaines s'étant retirées.
Mais ce n'est pas tout, l'Iran pourrait lancer une campagne terroriste à travers le monde, visant les ambassades et toutes les représentations d'Israel, les avions d'El Al etc... Le Hamas,
allié de l'Iran, pourrait recommencer les campagnes d'attentats kamikaze etc etc.
Pour ce tableau catastrophe, le chercheur s'appuie sur ce qui s'est passé entre l'Iran et l'Irak et les leçons à tirer de leur guerre entre 1980 et 1988 . Il écrit : "Un demi-million de morts,
un million de blessés, 2 millions de réfugiés, des dommages économiques estimés à 1000 milliards de dollars. Mais rien de tout cela n'a suffi à persuader l'Iran d'arrêter la guerre. Seule la
crainte d'une chute du régime a poussé les dirigeants à accepter un cessez-le feu.(...) La conclusion est simple : comme pour la guerre avec l'Irak, la guerre avec Israel serait perçue par les
Iraniens comme une guerre pour le bien et pour amener la justice au monde en détruisant Israel".
De quoi faire réfléchir sur la décision d'une attaque israélienne. Car face à l'Iran, les dirigeants israéliens Netanyahu ou le ministre de la Défense Ehud Barak brandissent régulièrement l'option
d'une initiative militaire si les sanctions occidentales n'étaient pas assez fortes contre l'Iran . Manière de dire : "Retenez nous sinon..." .
Et ce n'est pas pour rien sans doute que le Ministre de la Défense est allé dernièrement à Washington, que le chef d'état major US est venu en Israel, que le vice-président Joe Biden fait une
visite officielle, certes pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, mais sans doute pas pour ce seul dossier.
Par Denis Brunetti
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Mardi 9 février
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17:58
« Il faut maintenant des sanctions paralysantes et immédiates » ce sont les mots du premier
Ministre israélien Netanyahu aujourd’hui devant plusieurs ambassadeurs européens.
Et le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères israélien, Ygal Palmor, a suggéré « une
interdiction d’exportation des composants électriques, électroniques pouvant etre utilisés pour l’armement, ou de produits pétroliers dérivés »
Si donc les Americains et les Europeens viennent eux aussi de réclamer des sanctions ( le président
Sarkozy avec le secrétaire américain Robert Gates ont convenu lundi qu'il était "temps d'adopter des sanctions fortes") Israel ne peut qu’applaudir et être rassuré sur la
stratégie internationale.
Car au depart, l’Etat hebreu craignait la politique de main tendue dont parlait
Obama et des négociations qui s’éterniseraient et ne seraient des aveux de faiblesse.
Israel a cependant décidé d’appuyer et de pousser la communauté internationale pour ne pas
s’enfermer dans un conflit Iran Israel, meme si Teheran menace directement l’Etat Hebreu. Le guide suprême de la Republique Islamique, Ali Khameinei annoncait encore dimanche :
« la destruction d’Israel est imminente »
Alors l’Etat hebreu se garde aussi en réserve la carte militaire, c'est-à-dire un raid aérien contre les
sites nucléaires iranien, comme en 81 contre le réacteur nucléaire irakien Osirak, près de Baghdad.
Des plans existent, les chasseurs F16 auraient fait des essais de vol longue distance et Israel a recu des Etats-Unis les fameuses bombes GPU 39 qui perforent les bunkers.
Mais Israel se retient encore d’une telle initiative, qui d’ailleurs demanderait sans doute un feu vert américain. Benyamine Netanyahu attendra sans doute le résultat de sanctions
internationales.
Le ministre Moshe Yaalon a tout de meme menacé il y a quelques jours : « il faut faire savoir à l’Iran que toutes les options restent sur la table et qu’ignorer les
exigences de la communauté internationales se terminera par des larmes ameres pour l’Iran »
Par Denis Brunetti
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Mercredi 17 juin
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12:36
La situation en Iran est largement suivie en Israël naturellement, alors que généralement l'actuatité
internationale est plus minime dans les medias israéliens. Mais aujourd'hui encore les manifestations font la une des grands quotidiens Haaretz, Yediot Aharonot etc. et leurs sites internet
suivent minute par minute la dernière manif vers la télévision iranienne. On publie ici le blog d'un Iranien présent lors des dernières manifestations. Là c'est
l'émission en persan de la radio Kol Israel qui passe tous les jours , des témoignages d'Iraniens par téléphone etc.
Quant aux analyses ,elles varient ,entre ceux qui lors de l'élection d'Ahmadinejad estimaient qu'il était finalement le candidat idéal pour la campagne d'opinion israélienne dans le monde et ceux
qui espèrent tout de même qu'un Moussawi serait plus ouvert à une discussion avec l'Ouest et à une négociation sur le nucléaire.
Et puis chacun tente de prédire l'avenir . Le chef des services secrets du Mossad, Meir Dagan, estime que les manifestations d'opposition ne vont durer que "quelques jours", tandis
qu'un ancien chef des Renseignements Militaires , Zeevi-Farkash prédit "la fin du régime " : "le génie est sorti de la bouteille et ce sera difficile de l'y
remettre. C'est un poids-lourd qui est en marche. Ce matin, il est passé en 5ème et il se dirige vers un changement de gouvernement en Iran".." Le ministre de la Défense, Ehud
Barak, déclare prudemment que les prévisions sont bien délicates et , en tout état de cause, rejoint le président Obama pour déclarer que Moussawi ou Ahmadinejad sont tres similaires
.
Par Denis Brunetti
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Mercredi 17 juin
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/06
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12:06
Le chef du Mossad (services secrets israéliens) , Meir Dagan, a déclaré hier devant la commission des Affaires
Etrangères de la Knesseth que "" les Iraniens posséderont une bombe prête à l'emploi aux alentours de 2014, s'ils ne connaissent pas d'ennui
technique". Il ajoute cependant que des sanctions internationales contre Teheran
pourraient conduire à l'arrêt du programme nucléaire.
Les Israéliens semblent ainsi avoir repousser la date fatidique et semblent ainsi moins pressés de conduire un raid aérien préventif dont toute la presse parle depuis des mois. Les Etats-Unis
peuvent moins craindre une action militaire isolée d'Israel. Netanyahu dans son dernier discours n'en fait plus l'épouvantail spécifique d'Israêl mais une menace pour la communauté
internationale. Il n'a accordé d'ailleurs que quelques lignes à ce qui était son cheval de bataille ces dernières semaines.
L'éditorialiste renommé Aluf Benn note aussi que le même Meir Dagan avertissait en 2006 que les Iraniens seraient "prêts" dans les 3 ans. Et que pour le Netanyahu de l'époque
cela signifiait qu'Israël devait agir dans les 3 ans.
Par Denis Brunetti
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Dimanche 14 juin
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22:40
Intéressant sondage sur l'attitude qu'a la population israélienne vis à vis de l'Iran. Benyamine
Netanyahy répète que l'Iran est LA menace existencielle d'Israël, les responsables israéliens ne sont pas mécontents de l'election d'Ahmanidejad qui aidera leur campagne contre l'Iran
nucléaire - et pourrait sans doute justifier un peu plus une attaque préventive de l'aviation israélienne contre le nucléaire iranien. Mais la population est étrangèrement plus sereine
d'après ce sondage :
pour 80% d'Israéliens interrogés, le fait que l'Iran soit une puissance nucléaire ne changera pas leur vie, 11% disent qu'ils quitteront Israël, 9% qu'ils déménageront à l'intérieur du pays.
En tout cas 21% des Israéliens prédisent qu'Israel lancera une attaque préventive. 54% en tout cas soutiendraient ce raid, 41% y sont opposé.
Par Denis Brunetti
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Dimanche 7 septembre
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16:11
A Damas, jeudi, le président français avait avertit l'Iran sous une forme inhabituelle : "l'Iran prend un risque majeur à continuer le
processus d'obtention du nucléaire militaire, parce qu'un jour, quelque soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé".
La rumeur a déjà couru souvent dans les milieux diplomatiques français et autres qu'Israêl pourrait choisir de frapper les sites nucléaires iraniens d'ici la fin de l'année. La "fenêtre de tir" se
situerait entre l'élection américaine début novembre et son investiture officielle en janvier.
L'Iran a répondu à la menace israélienne du président français :"Israël n'est pas en position d'attaquer l'Iran et n'a même pas la capacité de penser à attaquer l'Iran"...
Par Denis Brunetti
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Mardi 1 juillet
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01
/07
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13:03
Selon la chaine américaine ABC, qui cite des sources du Pentagone, Israël pourrait attaquer des installations nucléaires de l'Iran
d'ici la fin de l'année. Et Washington s'inquiète des représailles qui pourraient frapper Israël et les Etats Unis dans un tel scenario.
Selon cette source, la probabilité "augmente" d'une frappe militaire. Le déclenchement dépend de 2 lignes rouges . L'une serait le fait que l'Iran ait pu produire suffisament d'uranium enrachi ,
peut-être à la fin de cette année, seuil qu'Israël n'attendrait pas pour agir. L'autre serait l'acquisition par l'Iran d'un système de défenses avec des missiles SA 20 achetés en Russie.
D'autre part , Israël pourrait ne pas attendre l'installation du prochain président américain après son élection en novembre.
Cette idée conforte un scénario entendu dans des milieux politiques français selon lesquels Israël pourrait frapper en décembre, sans attendre qu'un éventuel président Barack Obama commence à
entamer des discussions avec l'Iran.
Il faut rappeler qu'Israêl a récemment conduit des manoeuvres en Mediterrannée avec la Grèce, que le New York Times a désigné comme une possible "répétition" d'une attaque sur l'Iran.
Par Denis Brunetti
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