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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

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Société palestinienne

Mardi 20 avril 2 20 /04 /Avr 21:01

C'est la drogue la plus courante à Gaza, un puissant anti-douleur utilisé par des milliers de Gazaouites comme un anti-dépresseur. A peine sous le manteau, le Tramal était devenu depuis quelques années la petite pilule de secours contre la dépression, les angoisses, ou tout simplement pour beaucoup de jeunes pour "se défoncer" le plus aisément possible.... et oublier par exemple le blocus, la misère ou la dernière guerre à Gaza.
Le Tramal, ou Tramadol, est un anti-douleur courant, légèrement opioide, mais à haute dose, c'est à dire par exemple une dizaine de cachets, il mène à des états artificiels.

Le Tramal a aussi fait sa réputation pour ses performances sexuelles, car il ralentirait la jouissance et autoriserait ainsi de longues nuits d'amour.

A Gaza, la plaquette de 8 comprimés se vend à 8 euros, soit en pharmacie sur prescription soit au marché noir. Car ce médicament arrive par cartons entiers par les tunnels clandestins sous la frontière égyptienne. Un représentant de l'OMS(l'organisation mondiale de la santé) estimait l'année dernière que près de 30% de la population entre 18 et 30 ans y avait touché. Les jeunes en trouvent à l'Université et même à l'école, où dernièrement un habitant me racontait qu'il avait changé ses enfants d'école car un trafic de Tramal y règnait sous les préaux, touchant des jeunes de 10 à 14 ans. Les personnes accoutumées souffriraient de manque quand ils s'arrêtent mais aucun effet nuisible à long terme n'a encore été formellement découvert;


Le  Hamas a aujourd'hui brûlé publiquement 2 millions de petites pillules  "du bonheur " dans un incinérateur de l'hopital central de  Shiffa.  Le mouvement islamique au pouvoir à Gaza a sans doute voulu  montrer son autorité et donné un tour de vis supplémentaire sur la "moralité"  puisqu'il a dans le même temps saisi des quantités de cigarettes de contrebande dans des boutiques, imposé une nouvelle taxe sur le tabac et publié des interdictions de fumer dans les administrations.

En décembre, déjà le Hamas avait adopté une nouvelle loi , rendant les trafiquants de drogue passibles de la peine de mort. Le procureur général expliquait à l'époque que la loi israélienne en vigueur avait été abandonnée au profit de la loi égyptienne de 1964 permettant l'exécution des trafiquants. Le Hamas avait annoncé avoir arrêté à l'époque 115 trafiquants  et saisi 200 kilos de marijuana, 240 plaques de haschich et 2340 plants de marijuana dans une ferme de Gaza. Ce qui avait donné aussi lieu en décembre 20009 à une incinération publique des saisies.

Quant à l'alcool, il est toujours interdit à Gaza et les rares visiteurs, fonctionnaires internationaux,  journalistes ou humanitaires qui peuvent entrer, sont systématiquement fouillés à l'entrée à la recherche de la traditionnelle bouteille de whisky que les Gazaouites ne dédaignent pas eux, recevoir en cadeau!


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Dimanche 11 avril 7 11 /04 /Avr 18:27

Cela s'appelle Blague à Part, un voyage en Palestine et c'est un drôle de film que veut réaliser la jeune Vanessa Rousselot, 27 ans. Cet ancienne étudiante en arabe a eu ce projet après avoir vécu près d'un an à Bethleem et entendu les blagues qui font aussi le quotidien des Palestiniens.  Elle a sillonné les Territoires Palestiniens, recueilli les histoires drôles de Ramallah à Hebron, d'écolières aux s clients de café. Elle en a tiré une première  bande-annonce où s'affichent ces larges sourires et ces éclats de rires.

Elle a  aussi rencontré cet anthropologue palestinien Cherif Kanaané, qui a recensé près de 2000 histoires drôles palestiniennes mais affirme , signe des temps dit-il, qu'il n'y en a plus de nouvelles depuis des mois.

L'autre originalité de ce projet de documentaire, c'est que Vanessa Rousselot, sans moyens personnels, en a fait une coproduction d'internautes en cherchant des donateurs pour réunir les quelque 30.000 euros nécessaires. Debut mars, ils avaient déjà réuni 10.000 euros et divers medias se sont intéressés à l'idée de ce film. Le projet est inscrit sur le site touscoprod et possède son site Facebook . Vanessa Rousselot est encore venu ces derniers mois pour enregistrer de nouvelles images.

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Samedi 3 avril 6 03 /04 /Avr 21:36

"La naissance d'un Etat palestinien sera célébrée comme une journée de joie par l'ensemble de la communauté des Nations". Ainsi parle Salem Fayyad, le Premier ministre palestinien, dans une interview au journal israélien Haaretz, vendredi. Il avait déjà évoqué en aout 2009  un  programme et un scénario où les institutions palestiniennes et l'économie étant renforcées au fil du temps, les "faits sur le terrain" accréditant un état palestinien, il faudrait alors proclamer unilatéralement cet Etat et demander sa reconnaissancer auprès de l'ONU.

L'idée avait soulevé un tollé dans le gouvernement israélien, mais Salem Fayyad persiste et signe devant le blocage des négociations de paix.

"Si d'ici aout 2011, le processus échoue, je pense qu'on aura rassemblé tant de crédit que la réalité s'imposera sur le processus politique pour produire le résultat (la création de l'Etat) (...) c'est notre vision et c'est le reflet de notre volonté de vivre dans la liberté et la dignité dans le pays où nous sommes nés, côte à côte auprès de l'Etat d'Israel en complète harmonie".
Il soutient les manifestations des Comités de Lutte populaire  comme à Bilin et à Nalin, tout en prônant la non-violence : "c'est le droit d'une nation oppressée de dire "non". Comment ne peut-on se dresser contre l'injustice? Les Palestiniens ne sont pas différents, qui ont enduré des dizaines d'années d'occupation. N'est-ce pas contre cela que s'est dressé Gandhi ou Martin Luther King?"


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Vendredi 26 mars 5 26 /03 /Mars 09:58
Pour aller à Ramallah de Jerusalem, l'accès le plus courant est le checkpoint de Qalandia. Tour d'observation, mur taggé sur des centaines de mètres, embouteillage des voitures qui attendent de passer au contrôle et de celles qui arrivent à un rond point très fréquenté, sans compter les gamins qui , sur la chaussée, vous rackettent de quelques pièces pour nettoyer le pare-brise ou vous vendre des babioles. Capharnaum et chaos automobile.
La police palestinienne n'y a pas droit d'intervention, car c'est en fait, même côté palestinien, sur le territoire de Jerusalem (sa partie Est annexée).  Pas non plus de policiers israéliens qui n'ont que faire de cette zone trouble, tandis que l'armée ne surveille que strictement son checkpoint.
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Aussi quel étonnement en voyant un homme en gilet jaune au milieu du carrefour tenter de mettre un peu d'ordre à grands moulinets de bras. Un policier palestinien ici? Non, en fait, c'est un chauffeur de taxi palestinien , de la station à côté. Les chauffeurs en ont eu assez de cet embouteillage perpétuel qui ruine leurs affaires et ont décidé de faire quelque chose. Les autorités palestiniennes leur ont dit qu'on ne pouvait mettre un policier, mais que l'action d'un citoyen n'etait pas illégale. Et de lui prêter un gilet jaune.
La nouvelle police de Qalandia!


La ville palestinienne change peu à peu. On construit à tout va, ici un hotel 5 etoiles, là un nouveau complexe ministériel. Des restaurants, des bars s'ouvrent, modernes, chics, aux tarifs prohibitifs parfois. On danse le jeudi soir au Orjouan, les jeunes filles vont boire un café au Pesto. Ce jour-là, un ami palestinien qui vient pour la première fois dans un nouveau café est surpris . Qu'y a-t-il de si spécial?
25032010180.jpgTout simplement, les serveuses. En  jupe et chemise blanche, qu'ont-elles donc de particulier?. C'est juste le premier café où ce sont des filles qui font le service, me fait-il remarquer .Une révolution!

Pas tout à fait étonnante alors la discussion que j'ai entendue hier soir entre 3 Palestiniens à Jerusalem.
- oh Hebron, c'est vraiment une ville traditionnelle, quand même.
- Oui, mais tu sais Ramallah, c'est pas très ouvert en fait. Oui il y a des bars, les filles ne sont pas toujours voilées, mais la mentalité est pas très ouverte.

Le troisième est en fait un Arabe Israélien, qui est venu de la grosse ville d'Haifa et qui ajoute en se moquant.
- De toutes façons, même Jerusalem c'est arriéré. Tous ces religieux. Et puis vous n'avez même pas la mer, la plage. Ca changerait peut etre les choses si vous aviez la mer à Jerusalem !
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Dimanche 21 mars 7 21 /03 /Mars 20:10
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C'est un match de foot du dimanche après-midi sur le stade local.  C'est le premier jour du printemps, il fait beau. La pelouse est bien verte. La fanfare s'époumonne avant le début du match, le maire de la ville est dans la tribune présidentielle, les équipes sont les Verts-locaux et les Jaunes-visiteurs, deux équipes de vétérans. Dans les tribunes, une foule un peu maigre d'amis, de proches, de curieux et de vrais amateurs. Cela pourrait se dérouler dans n'importe ville de France.


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Pourtant c'est un match un peu particulier. Cela se passe dans la grande ville palestinienne d'Hebron entreune équipe de vétérans Palestiniens et une équipe de diplomates, de fonctionnaires européens, d'observateurs internationaux et de journalistes. Une équipe européenne de Francais, d'Italiens, d'Anglais et de Norvégien qui s'est constituée à la va-vite pour répondre à l'invitation palestinienne de l'Association pour le Football pour Tous. Le capitaine c'est le numero 27 , rien moins que le Consul Général de France à Jerusalem, Frederic Desagneaux.
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Quelques détails différents : les autorités ont naturellement mobilisé la police, et même un petit groupe de policiers du maintien de l'ordre, en casque, gilet pareballe et protege tibias,  en haut des tribunes! Et puis une tribune de femmes, la plupart voilées. Un animateur palestinien s'amuse à commenter aux expatriés: " 
C'est la première fois que la tribune est ouverte aux femmes , pour leur permettre de regarder les beaux gosses en train de jouer".
Et c'est le coup de sifflet devant la grande  banderole en travers du stade. "Welcome to Hebron". Dans les hauts parleurs, un commentateur ponctue les phases techniques de" remerciements de la part du peuple palestinien aux peuples européens".Tout de même, les Européens sont à la peine, et hormis quelques brillantes individualités, souffre devant des Palestiniens qui jouent collectif et habilement. Ils marqueront 3 buts jusqu'à ce que les Européens ne sauvent l'honneur à quelques minutes de la fin.
Mais nous sommes au Moyen Orient et le gouverneur d'Hebron , dans un petit discours final, décrètera que les buts des Visiteurs comptent double et que le 3ème but palestinien était douteux. "Donc, en tant que gouverneur d'Hebron, je décide que le résultat du match est 2à2. Egalité". Salve de rires et d'applaudissements.21032010164

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Mardi 16 mars 2 16 /03 /Mars 17:03
16032010141Certains doivent avoir 10 ans mais ont déjà appris à se masquer le visage dans les affrontements. Beaucoup sont des adolescents, ceux sont eux qui jettent les premières pierres, défient la police israélienne à quelques mètres  avec leur fronde, c'est ainsi que démarrent les incidents. Ce matin ,sur les pentes du Mont des Oliviers, dans le quartier d'As-Suwani, une première volée de pierres a lancé les hostilités contre la police israélienne.
16032010144 (Small) Les forces israéliennes les attendent de pied ferme, unités anti émeute, garde frontières, chevaux, sans compter les policiers en civil dans la foule qu'on découvrira un peu plus tard.
 Le Hamas a décrété ce mardi jour de colère, d'autres responsables palestiniens incitent à des manifestations contre la politique de colonisation du gouvernement Netanyahu, la dernière annonce de 1600 prochains logements israéliens à Jerusalem-est. Et hier, l'inauguration de la synagogue historique de Hourva dans le quartier juif de la Vieille Ville a servi de catalyseur pour manifester "pour la défense d'Al Aqsa" crie-t-on..

Après une première charge, la police cependant recule. Les jeunes s'échauffent, placent des bennes à ordure en travers de la rue, brûlent des pneus, cassent un arrêtAs Suwani de bus, et se chargent les mains de pierres. Quelques- uns ont des frondes. Les keffieh autour de la tête  servent surtout à ne pas être identifié par la police. La nouvelle génération a repris les modes des Intifada précédentes. Certains croient meme au grand soulèvement :"pour le moment, il n'y a qu'une quinzaine de blessés et des arrestations, dit un jeune adulte, mais s'il y a un martyr (un mort), ce sera le début d'une 3ème Intifada".
Le mot et la menace court depuis quelque temps, les fins analyses tentent de déceler les signes de la révolte, ou la preuve que les conditions ne sont pas réunies. Le commissionnaire de la police qui fera une tournée dans l'apres midi affirme ne pas y croire.
Le Hamas tente d'y appeler . A Gaza, où il a organisé un défilé de plusieurs milliers de personnes, le mouvement islamiste déclare par la voix d'Abou marzouk ! "L'intifada doit bénéficier de la participation de toute la société palestinienne"
A Jerusalem, les jeunes  émeutiers qui remontent la rue d'A-Tor se font soudain prendre par une contre- offensive de la police qui charge à pied et à cheval. Des agents en civil sortent de la foule, jettent des manifestants à terre. Un policier plus énervé sort une arme de poing devant des photographes qui assistent à une interpellation musclée.
On comptera au final 70 arrestations dans toute la ville. Beaucoup de mineurs qui sortiront rapidement des commissariats. Certains jeunes racontent que ces jours-ci la police fait des descentes la nuit dans les quartiers pour menacer et faire peur aux manifestants en herbe.
Ce soir, on a compté des centaines de manifestants dans plusieurs quartiers arabes de Jerusalem et jusqu'au checkpoint de Qalandia, près de Ramallah.  Pas de blessés graves, semble-t-il. Les incidents ici s'arrêtent traditionnellement l'après midi.
L'envoyé spécial américain Georges Mitchell a tout de même reporté son arrivée prévue aujourd'hui. Il venait... relancer la tentative américaine d'organiser des négociations de paix.
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Dimanche 21 février 7 21 /02 /Fév 18:54
Alors que le président palestinien est en visite pour deux jours en France pour appuyer la relance du processus de paix, les différents scénarios pour un futur Etat palestinien semblent encore flous.
Bernard Kouchner, dans une interview avec le Journal du Dimanche, a mis les pieds dans le plat en évoquant "une reconnaissance immédiate d'un Etat Palestinien, avant même la négociation sur les frontières", ajoutant cependant "je ne suis pas sûr d'être suivi, ni même d'avoir raison".
Il reprend ainsi un scénario déjà évoqué  il y a 6 mois par le Premier ministre palestinien, Salem Fayyad : devant l'impasse de négociations, celui-ci a prôné la déclaration unilatérale d'un Etat palestinien d'ici fin 2011, le temps d'affermir les institutions palestiniennes, mais aussi l'économie et la sécurité intérieure. Salem Fayyad a globalement la confiance des Américains et des Européens pour sa gestion saine des affaires depuis qu'il est au pouvoir. Dans ce scénario, le premier ministre palestinien attendrait le soutien de l'Union Européenne pour cette déclaration d'indépendance et éventuellement une résolution du Conseil de Sécurité.
Le scénario a raidi Israël, qui a réitéré son véto devant les déclarations de Bernard Kouchner aujourd'hui :"une solution imposée ne permettra pas d'atteindre les objectifs (...) Si l'Union européenne veut déterminer le résultat des négociations par avance et promettre aux Palestiniens la reconnaissance d'un état, ceux-ci n'auront aucune motivation pour reprendre les négociations".
Le Premier ministre français a lui même modéré  dès aujourd'hui les propos de Bernard Kouchner , pendant son voyage à Amman , avec la formule consacrée du processus de paix : "Notre but est la création d'un Etat palestinien viable , indépendant, démocratique, vivant en paix aux côtés d'Israel"(...) Il a rappelé "l'urgence de reprendre les négociations". Il doit rencontrer Mahmoud Abbas demain à Paris.
Le président Abbas lui n'a pas commenté. L'envoyé spécial des Etats Unis, George Mitchell, a en effet proposé la reprise de "proximity talks" (des négociations indirectes) entre Israel et les Palestiniens pour 3 mois . Après le recul de la politique volontariste de Barak Obama, les Etats Unis ont avancé ce scénario. Les deux délégations se réuniraient dans des pièces séparées, tandis que l'envoyé américain ferait la navette pour transmettre les propositions de chacun.
Mais Mahmoud Abbas craint que les Israéliens ne reprennent les négociations à zero, sans aucune mention des précédentes avancées , et dernièrement avec Olmert. Les négociations n'annonceraient plus l'objectif ultime , essentiel pour les Palestiniens : un Etat Palestinien dans les frontières de 1967 avec Jerusalem pour capitale.
Et les Palestiniens de craindre qu'au bout de 3 mois les discussions aient peu avancé et qu'on ait seulement donné à Israel la bonne image d'une reprise du processus de paix, sans aucun résultat concret, tandis que la colonisation israélienne continuerait dans les Territoires Palestiniens. C'est la crédibilité de l'Autorité Palestinienne qui est en jeu.
Mahmoud Abbas demande donc "des garanties" aux Américains ou "un cadre de références". Mais pour le premier ministre israélien, Benyamine Netanyahu , il s'agit de "conditions" qu'il refuse, proposant des discussions "sans conditions". De fait, annoncer pour lui un futur Etat Palestinien " sur les frontières de 1967 avec Jerusalem pour capitale" risquerait de faire exploser sa coalition gouvernementale de droite et d'extrême droite.
Mahmoud Abbas continue de faire pression, y compris par Paris, mais il est de plus en plus pressé d'accepter les "proximity talks", sous peine d'apparaitre comme celui qui ne veut pas négocier.  Et un dirigeant palestinien nous confiait dernièrement : "Il n'a pas de plan B".
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Samedi 20 février 6 20 /02 /Fév 19:11
C'est la nouvelle tendance et elle gagne de plus en plus de villes dans le monde : des taxis par et pour les femmes . Et une compagnie palestinienne va lancer aussi des taxis roses dans la ville palestinienne d'Hebron. Hazem At Takrawi, pour la compagnie Ishraqat, explique qu'ils forment déjà des femmes-chauffeurs de taxi et qu'une centaine de candidates se sont présentées.  La compagnie a même effectué une enquête auprès de la population palestinienne, qui plébiscite à 95% ce système.
Et si les nouveaux taxis roses marchent à Hebron, il espère développer le système dans d'autres villes palestiniennes.
L'idée plait sans doute à Hebron, ville plutôt conservatrice, où la plupart des femmes portent le voile, tout comme elle a déjà intéressé d'autres pays musulmans. Les taxis uniquement-pour-femmes existent déjà à Beyrouth, Dubai ainsi qu' à Téhéran, où ils sont verts.
tf1-lci-pink-ladies-2175874_1258.jpg Mais l'idée est universelle puisqu'elle est née en fait à Londres en 2006 avec les Pink Ladies Cabs, et qu'elle  explosé partout dans le monde en 2009. Des taxis pour femmes se sont implantées à  Mexico, Moscou, au Caire , New Delhi, Bombay, Edinbourg, Liverpool, Tokyo, Yokohama etc...
 A quand la France?




         Taxis roses à Londres
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Samedi 20 février 6 20 /02 /Fév 14:14
bilin.jpg Pour le 5ème anniversaire des protestations contre le mur de séparation israélien, quelque 3000 Palestiniens, en présence du premier ministre palestinien Salem Fayadh, ont manifesté à Bilin vendredi. Des pans de murs ont été démantelés et les forces israéliennes ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. La Cour Suprême Israélienne a ordonné lundi de modifier le tracé du mur qui empiète sur des terres palestiniennes.
Tous les vendredis, une manifestation voit régulièrement des incidents souvents violents  à Bilin face à l'armée israélienne (2 morts en juillet 2009). Dernièrement, les protestataires s'étaient déguisés en personnage d'Avatar.
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Mercredi 10 février 3 10 /02 /Fév 17:02
C'est un sondage sur l'image du Hamas, du Hezbolloh et sur les leaders arabes , tels que la ressentent des pays arabes ou musulmans dans le monde.  A quoi s'ajoutent l'opinion des pays arabes sur les Juifs. Les enquêteurs ont pour cela  interrogé un échantillon de 1000 personnes dans chaque pays concerné, Jordanie, Egypte, Liban , Turquie, etc..
L'étude  a été réalisée par le Centre de Recherche Pew, un think tank américain, basé à Washington qui réalise des études sur des sujets controversés d'actualité, sur les tendances , les attitudes dans le monde, subventionné par le Fonds Pew , plutôt conservateur.
Et cela donne quelques chiffres intéressants , même s'il faut rester prudent sur ce type de sondage.

Entre autres, on y découvre par exemple que le mouvement islamiste Hamas, sur la liste des organisations terroristes pour les Etats Unis, l'Union Européenne etc,  est apprécié  à plus de 50% en Jordanie et en Egypte..mais critiqué à plus de 50% dans les Territoires Palestiniens. A Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir depuis 2007, il recueille 37% d'avis favorables, 62% contre. En Cisjordanie,  il recueille 47% de pour.
Le mouvement( sunnite) n'est pas vraiment apprécié au Liban avec 68% d'opinions défavorables. Et en Turquie, pratiquement pas considéré avec seulement 5% d'opinions favorables.

L'étude a demandé l'opinion sur des leaders du monde arabe .. et sur Ben laden. Eh bien, il chute  au Pakistan, les opinions positives sont passés de 51% en 2005 à seulement 18% en 2009. C'est aussi une majorité négative en  Egypte , en Jordanie,  ou en Indonésie...Mais Ben laden garde encore 51% d'opinions positives dans les Territoires Palestiniens, Gaza et Cisjordanie.

Dernier chapitre, les vues sur les groupes religieux . Où l'étude annonce que les Juifs sont vus très largement négativement dans les pays arabes, souvent à plus de 90% d'opinions défavorables : 97% en Jordanie, 95% en Egypte, 97% dans les Territoires palestiniens, 98% au Liban.

Des chiffres, encore une fois, à utiliser avec précaution.





 
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