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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie
quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du
bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .
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"Nous pouvons dire que les négociations ont commencé". Ainsi Saeb Erekat, le négociateur palestinien,
annonçait-il hier soir l'ouverture des fameuses "discussions indirectes", prônées par les Etats-Unis. C'est vrai, George Mitchell , l'envoyé spécial américain, a déjà rencontré les
protagonistes, Mahmoud Abbas et Benyamine Netanyahu. Pour lancer ces proximity talks, les Américains auraient donné des assurances aux uns et aux autres sur le sérieux de leur stratégie
qui doit amener à des négociations directes. Le porte-parole à Washington parlait d'une série de pourparlers "sérieuse et étendue".
Cela n'a pas vraiment fait la Une de la presse internationale, qui a sans doute pris l'annonce à sa mesure : dès aujourd'hui, les premières doutes émergeaient sur le résultat de ces négociations.
Alors qu'un gel tacite des colonisations israéliennes semblait une des garanties que les Etats Unis ont donné aux Palestiniens, le bureau du Premier ministre israélien Netanyahu affirmait dès
hier soir qu'il n'avait donné "aucun engagement " en ce sens. Simplement, aurait-il peut -etre répété, le projet de construction de 1600 logements à Ramat Shlomo prendrait au moins 2 ans
de processus administratif avant d'émerger concrètement sur cette colline de Jerusalem-Est. Aussitôt , les Palestiniens de protester et Mahmoud Abbas de demander à ce que les Etats-Unis
"réagissent'. Le Département d'Etat américain avait annoncé qu'ils réagiraient "si l'une ou l'autre des parties prenait des mesures qui saperaient gravement la confiance". Et
une des clauses était apparemment toute déclaration publique intempestive...