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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie
quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du
bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .
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C'était la fête nationale en Israel aujourd'hui, anniversaire de la création de l'Etat en 1948, jour de la Nakba (la catastrophe) pour les Palestiniens. Drapeaux bleus et blancs partout, sur les voitures, dans les avenues, accrochées aux fenêtres, aux balcons etc.. Jour férié et foule sur les plages de Tel Aviv ou à Jerusalem au Parc Sacher où de tradition, les familles, les amis, les groupes, viennent faire un grand barbecue l'après midi.
Le mati, des chasseurs F16 avaient célébré la journée en passant à très basse altitude sur la ville. C'est la tradition, l'armée de l'air survole la résidence du Président de la République et un échange radio a lieu entre les pilotes et le président. En substance : "Bonjour M.le Président, ici le capitaine X, nous venons vous saluer pour la fête nationale, nous autorisez-vous à survoler votre résidence? " Le président Shimon Peres accorde alors formellement l'autorisation et souhaite bonne continuation à la patrouille aérienne.
Pendant ce temps, quelques centaines de Palestiniens manifestaient pour le Jour de la Catastrophe sur les ruines de
l'ancien village de Miska, près de Tira. Les 1000 habitants palestiniens qui y vivaient en ont été déplacés et vivent aujourd'hui à Tira. Chaque année, les Palestiniens choisissent un nouveau
village déplacé, comme témoignage du Jour de la Catastrophe.