Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 11:30
L'envoyé spécial américain pour le Proche Orient, le sénateur George Mitchell, est donc reparti hier d'Israel et des Territoires Palestiniens après avoir rencontré encore dimanche  Benyamine Netanyahu et Mahmoud Abbas. Sans résultat. Le processus de paix est au point mort. C'est même le processus du processus de paix qui est en panne puisque les chances d'une reprise de simples discussions israélo-palestiniennes sont repoussées aux calendes grecques.
Pendant la venue de Mitchell, Benyamine Netanyahu a planté  symboliquement un arbre dans les colonies historiques de Goush Etzion, affirmant "nous plantons ici, nous resterons ici, nous construirons ici". Si, certes ce bloc , près de Jerusalem, est souvent considéré comme un des éléments d'un échange futur de territoires lors de la création d'un Etat Palestinien, le geste a ressemblé à une provocation.
Mahmoud Abbas demande toujours à ce que les Israéliens gèlent toute colonisation en Cisjordanie ; c'est ce qu'avait aussi demandé Barack Obama, qui , ensuite, a seulement demandé une certaine "retenue" aux Israéliens.
Les positions sont campées.  Et Barack Obama parlant dans son interview au Time magazine d'un "problème inextricable" a regretté avoir "suscité des attentes aussi fortes" : "le processus de paix n'a pas avancé", reconnait-il aujourd'hui.
Côté israélien, on n'est pas mécontent d'avoir résisté à la pression américaine sur la colonisation.Côté palestinien, il y a de l'amertume. Un analyste palestinien  de l'université de Bir Zeit, parle "d'abandon de tout processus politique crédible".
Certains medias ont évoqué une possible démission du sénateur George Mitchell, déjà évoqué en octobre 2009, qui a lui-même reconnu jeudi très  diplomatiquement " les complexités et difficultés" de la quête de la paix. Nul ne sait quand il reviendra.

Dernière heure: George Mitchell aurait finalement proposé aux deux parties de lancer des discussions à un niveau "inférieur"; selon les Palestiniens il s'agirait de discuter d'aménagements de la vie quotidienne des Palestiniens.. mais les Israéliens ne semblent pas entendre ainsi ce "niveau" de discussions.
Par Denis Brunetti - Publié dans : blog-correspondant-a-jerusalem-tf1
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