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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie
quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du
bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .
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C'était un voyage de presse de l'armée. Une vingtaine de journalistes emmenés sur les frontières Nord du pays pour une visite de quelques points sensibles. Aujourd'hui pas de tension particulière, même si l'armée reste sur le qui-vive après les déclarations du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah parlant de "guerre ouverte".
Première étape : le plateau du Golan, pris par Israêl à la Syrie depuis la guerre de 1967. Des discussions pour le restituer ont avorté. C'est là que sont stationnés quelques bases de blindés. Demonstration de l'efficacité du char Merkava. Blindage, tir en mouvement, leurres, etc..
Deuxième étape : le kibbutz de Misgav Am d'où la vue découvre le Sud Liban très loin . Un officier de renseignement israélien affirme que la situation est calme. Le Hezbollah est sans doute encore là, mais avec la présence de l'ONU et de l'armée libanaise à la frontière, les miliciens chiites ne sont plus visibles comme avant. Mais les militaires israéliens soupçonnent les bergers ou les chasseurs qui s'approchent de la frontière d'être en fait des miliciens venus observer les positions de Tsahal.
Enfin, Ghajar, un petit village juste sur la frontière libano-israélienne. Dur les cartes, la frontière passe dans le village. Mais dans les faits, il est israélien, les soldats israéliens y patrouillent d'ailleurs avec casque et jeeps. Mais ils arrêtent plutôt des trafiquants qui tentent de faire passer du haschich libanais que des "terroristes". Sur la petite rivière en contrebas, des postes de l'UNIFIL(la force ONU au Liban) et de l'armée libanaise veillent.