Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 20:48
Quelques jours en France où l'on croit avoir oublié la région. Mais l'actualité évoque une nouvelle "attaque au bulldozer".. Ah où est-ce? King Georges..King David.. On imagine. Et puis sur les écrans parisiens, des films comme les Citronniers, les 7 jours ou Valse avec Bachir passent. Le fil s'est détendu mais le monde et ses spasmes continue..
Un peu plus tard, en Tunisie, un autre accent arabe mais la même Mediterranée, le même ciel bleu, le soleil brûlant l'été... Les vacances qui font oublier le blog, excusez moi, chers lecteurs.. A bientot
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 17:29
Nicolas Sarkozy ne sera pas seul à l'ouverture des Jeux de Pékin. On annonce aujourd'hui la présence du président israélien Shimon Peres. Il disposera même d'un hébergement spécial dans un hotel du Village Olympique, à 200 mètres du stade, afin de lui permettre d'observer le Shabbat.
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 23:12
Panorama culturel autour de Jerusalem : samedi dernier , s'est achevé le splendide festival Souding Jerusalem avec un concert sur les toits de la Vieille Ville et la vision du Dôme doré du Rocher. Des orchestres se répondaient d'un toit à l'autre dans la nuit. Le Festival a programmé des concerts de musique de chambre dans des lieux magnifiques aussi bien côté palestinien qu'israélien. J'ai montré quelques images dans un article récent du Concert de l'Aube sur le Mont de la Tentation à Jericho. Imaginez Mozart là où Jésus , dit la Bible, resta 40 jours et 40 nuits  et repoussa le Démon.
Ce soir, dans un autre style,  le chanteur Faudel  était sur la scène du centre culturel franco-allemand de Ramallah. Le chanteur de raï et ses musiciens ont tout de même été bloqués pendant 5 heures à la frontière israélo-jordanienne pour des contrôles poussés . La directrice du Festival a protesté contre le retard imposé à Faudel qui devait arriver mercredi dans la matinée.  Les autorités israéliennes n'ont pas donné d'explication
Et surtout, qu'on se le dise, il y aura un Bal des Pompiers pour le 14 juillet  à Jerusalem. Ou plutot un événement ainsi nommé dans un bar couru du centre de Jerusalem, le Tsatsoua (ou le Toys  pour les expatriés). Mais y aura-t-il des pompiers?
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 18:09

 

La camera video est devenue un nouvel enjeu dans le conflit israélo-palestinien . Aujourd’hui, un nouveau clip, diffusé sur You Tube,  témoigne d’un incident entre colons juifs et Palestiniens en Cisjordanie samedi dernier. Il a été filmé par des militants pro-palestiniens sur les terres du village Al Samoa, près d’Hebron.

On y voit un colon donner des coups de pieds à un Palestinien, attaché à un poteau électrique, avant d’être repoussé par 4 soldats israéliens.
L’incident avait démarré par l’incendie de champs , acte dont chaque partie se renvoit la responsabilité.

 Midhat Abou Karch, 30 ans, raconte : « je suis allé aider des amis cultiver leurs terres. Il y avait un incendie. A ce moment, des colons sont venus, m’ont frappé. Ils m’ont attaché à un poteau en continuant à me battre ». Une patrouille de l’armée présente n’a pas réagi.
Selon un porte-parole des colons : « personne n’a le droit de faire cela mais il faut savoir que les arabes viennent tous les samedis et brûlent les terres des juifs. Quand vous attrapez quelqu’un, il fat aller à la police, il n’y a pas de raison de le frapper ».

La police a arrêté durant le week-end 2 colons de l’implantation d’Assael. Selon le porte-parole de la police, « les deux colons sont soupçonnés d’avoir participés à l’incident » dans lequel « un Palestinien a subi des mauvais traitements ».

 

UN PRECEDENT

 

L’histoire intervient quelques semaines après un autre incident filmé qui a fait scandale dans la presse israélienne. Le 8 juin dernier, 4 hommes cagoulés et armés de batons avaient tabassé des bergers palestiniens, dont une femme de 60 ans. Peu auparavant, 2 colons étaient venus menacer les bergers en leur donnant dix minutes pour décamper. Une femme de 60 ans avait été conduit à l’hopital ainsi que son mari.  L’affaire avait fait du bruit d’autant que quelques jours plus tard, alors que la police semblait ne rien faire pour retrouver les coupables, une video confirmait le témoignage.
En fait, Muna A Nawajah, une jeune Palestinienne avait pu filmer la scène grâce à une camera fournie par l’organisation israélienne des Droits de l’homme B’Tselem. Le clip avait été diffusé sur la BBC . Il est toujours visible sur le site de B’ Tselem.

A la suite de la diffusion, 2 colons avaient été arrêtés.
En janvier 2007, l’organisation a lancé le projet « Shooting Back », visant à fournir une centaine de caméras dans les Territoires Palestiniens pour témoigner des nombreux incidents entre Palestiniens et colons, que les autorités israéliennes négligent, affirmant qu’elles n’ont pas d’élément. Les militants israéliens ont appris parfois à de simples bergers à utiliser les cameras. Avec un succès inattendu. Depuis, certains se promènent avec une camera , uniquement pour dissuader de quelconques agresseurs. On en cite même certains qui prennent des cameras videos cassées, uniquement comme élément de dissuasion !


La région d’Hebron au sud de la Cisjordanie connaît régulièrement des confrontations et des agressions entre les colons juifs qui s’y installent et les populations palestiniennes.

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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 18:22
Dans le quartier de Sur Baher,à Jerusalem Est,   on l'appelle le "majnun" ( le fou). Hossam Dwayatt, le chauffeur du tractopelle qui a ravagé la rue Yaffo et fait 3 morts et une trentaine de blessés avant d'être lui-même abattu, était un drogué, raconte  son père qui pense qu'en faisant une autopsie on trouvera sans doute les stupéfiants qu'il avait consommés avant son acte.Que ce fils a ruiné sa vie.
La police est aujourd'hui persuadé qu'il a agi seul, tout comme Ala Abu Dhain, l'auteur  du massacre dans l'école talmudique de Mercaz Harav, qui a fait 8 morts parmi des étudiants religieux entre 15 et 18 ans.
L'éditorialiste Nahum Barnea appelle cela "la privatisation du terrorisme".  Et rappelle que de tels actes isolés et meurtriers existaient déjà au début de la première Intifada dans les années 90. 

"Sur le front du terrorisme, tout est déjà arrivé et tout revient, commente-t-il. "Le 25 février 1996, dans ce même tronçon de la  rue Yaffo, un Palestinien se fit exploser dans un bus, faisant 24 morts. Et la plaque commémorative était encore là, l'autre jour, près des voitures écrasées par le bulldozer.

Mercredi dernier, "il y avait des centaines de religieux ultra-orthodoxes, la même foule qu'à l'époque., écrit encore  Nahum Barnéa. Une foule silencieuse, peut etre en raison de la stupeur ou de la chaleur. Bientôt des jeunes religieux de la rue, les shababniks, viendront crier "Mort aux Arabes". Demain. Ou après demain. Ou peut être un autre jour. Ils se dirigeront vers la maison de la famille.
Ils ont pris des photos avec leur portable. Des photos du champ de bataille, des photos d'eux mêmes. Il y a 12 ans, il n'y avait que la presse qui faisait des photos. Nous avons fait du chemin."


Hossam Dwayatt avait un casier judiciaire pour des vols, des petits délits et une condamnation à 20 mois de prison pour viol sur sa compagne. Elle est juive, ils ont eu un enfant ensemble. Et le journal Yediot Ahoronot rapporte l'étonnant témoignage de son ex-amie.
"Je crains de dire combien je l'ai aimé jusqu'à ce jour", dit S. son ancienne compagne."Il y a quelques jours j'ai embrassé un nounours qu'il m'avait offert et je me disais "qu'est-il donc devenu". Cette histoire d'amour entre la jeune Juive , habitante d'une colonie près de Jerusalem, et l'auteur du carnage a commencé il y a 12 ans .'Cela rendrait furieux mes parents, s'excuse-t-elle, mais il avait tout. C'était une bonne personne, dévouée. Je ne l'ai jamais sorti de ma tête".
Leur relation a même donné naissance à un fils qui a 7 ans "Lorsque la tuerie a eu lieu, je regardais la télévision avec le petit . Je lui ai juste dit qu'il y avait un gros problème à Jerusalem. J ai essayé de le protéger mais il a vu les images." Peut-etre un jour saura-t-il que c'était son père.
Ils se sont rencontrés par un ami. Elle est tombée tout de suite amoureuse. Il était le premier pour elle, elle était la première pour lui. Au début, ils se téléphonaient toute la journée. Elle, élevée dans une colonie, cachait l'importance de sa relation aux parents. Ils étaient déjà mécontents qu'elle le voit.
Ils étaient au lycée. Lui travaillait déjà un peu comme conducteur d'engin dans une société de construction de Jerusalem. Lui aussi cachait à sa famille qu'il avait une relation avec une Juive.
Mais la lune de miel s'est vite estompée aux premiers signes de violence. Il fumait beaucoup d'herbe. IL piquait des crises de violence, mais elle semble l'excuser à moitié :"Après, il s'excusait toujours et il m'apportait des fleurs. Il me frappait violemment mais je l'aimais. Je voulais même me convertir à l'Islam pour lui. " Elle a  tout de même finalement porté plainte pour violences.
Mais elle le défendait encore pendant le procès, en disant qu'elle allait l'épouser à sa libération de prison. Elle avait alors été acceuillie dans la famille de Dwayat , à Sur Baher. Ses propres parents avaient coupé les ponts. Avant sa libération, elle est partie. Elle ne l'a revu qu'une fois dit-elle pour lui montrer une photo de leur enfant.
Elle pense que Dwayat n'avait pas de plan terroriste en tête. "Il avait des tas d'amis juifs", dit elle."IL ne détestait pas du tout les Juifs. Je crois que c'est de la folie, mais pas pour des motivations nationalistes.Je ne l'ai jamais entendu dire quelque chose contre les Juifs, au contraire.Le problème c'est qu'il prenait vraiment beaucoup de drogue. Peut-etre que c'est  à cause de cela"
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 11:19
Lors de sa libération, Ingrid Betancourt a déclaré que cette opération était un coup digne des opérations militaires israéliennes. Elle ne croyait sans doute pas si bien dire. En effet, des consultants israéliens, vétérans de Tsahal,  ont sans doute contribué à cette libération.
L'ancien général Israël Ziv, ancien chef d'Opérations, commandant de la zone de Gaza dans la 2ème Intifada, retiré de l'armée depuis 2005, est en effet en Colombie depuis 1 an. Avec l'agréement du Ministère de la Defense Israélien, sa société Global CST a signé un contrat de 10 millions de dollars avec la Colombie pour "conseiller", "entrainer" les forces colombiennes contre le terrorisme. Parmi les autres dirigeants de Global CST, on trouve aussi Yossi Kuperwasser, ancien chef d'une branche du renseignement israélien.
Ziv, interrogé par un journal israélien, a déclaré :"nous avons aidé les Colombiens pour développer des entrainements, des stratégies.Mais il n'y a pas besoin d'exagérer notre rôle". Quelle est son implication exacte dans la libération de Betancourt? Il faut remarquer que son arrivée en Colombie il y a un an correspond à la mise en place du scénario selon les Colombiens qui disent avoir préparé "depuis un an" cette libération.
Nous avons rencontré Uzi Dayan, 17 ans dans les unités spéciales israéliennes, ancien conseiller militaire du Premier Ministre, qui connait Ziv et Kuperwasser et parle de "gens honnêtes", et non de "barbouzards" ou de mercenaires. D'ailleurs, explique-t-il, à un certain niveau, les pays étrangers aiment avoir affaire à des experts plus ou moins agréés par leur gouvernement. Selon Uzi Dayan, les anciens de Tshal sont appréciés en Colombie ou ailleurs pour leur expérience "opérationnelle" de la guerre contre le terrorisme." Nous avons eu des milliers d'attaques terroristes en quelques années et nous avons développé des techniques, une expérience, un savoir faire. Nous sommes très utiles pour l'entrainement, la préparation. En fait plus que pour l'action elle meme. En général, les pays aiment se garder la prérogative et la responsabilité de l'action".  Les consultants israéliens auraient donc pu amener des techniques, faire des répétitions ou travailler à la conception, mais ne pas être présents dans la libération. Cependant, une petite phrase d'Ingrid Betancourt  hier dans le journal de TF1  laisse songeur, quand elle a parlé de personnes "ayant un drôle d'accent" dans l'hélicoptère qui les ramenait de la jungle,

Nous nous sommes rendus au siège de Global CST, à Petah Tikva, près de Tel Aviv. Les bureaux sont dans un immeuble qui abrite aussi ITL une entreprise d'équipement optique et électronique pour l'armée israélienne. Joint au téléphone, Yossi Kuperwasser a finalement refusé d'être interviewé ou de donner quelque commentaire aux informations sur leur rôle en Colombie.

On sait d'autre part qu'Israël est un des principaux fournisseurs d'arme de la Colombie. Avions, drônes, équipement électronique, visées nocturnes etc. D'ailleurs le ministre colombien de la Défense était en Israêl le 5 février dernier, il a rencontré Ehud Barak et signé un contrat sur 24 avions de combat.
Le ministère de la Défense ne nie pas qu'il y ait des sociétés israéliennes de sécurité présentes en Colombie et agréés mais ne cite pas de nom. Il est vrai aussi que ces sociétés sont plus surveillées deppuis l'affaire Yair Klein dans les années 80, cet ancien de Tsahal qui entrainait les milices d'extrême droite colombiennes, et qui fut finalement poursuivi et condamné par la justice.
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 14:54
Voici le dessin que m'a envoyé le dessinateur israélien Michel Kichka ( de l'l'association "Cartoonist for Peace)  pour la libération d'Ingrid Betancourt. Merci .
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 01:11
Cela n'a  peut-être rien à voir avec Israêl et la Palestine. Mais, au bout de cette journée d'attentat, je tombe sur ces images de la libération d'Ingrid Betancourt, sur ce sourire rayonnant, sur ce moment exceptionnel. Permettez-moi d'avoir une pensée de Jerusalem pour cette image ,très loin là-bas.

Et puis, comme il y a des choses si étranges, Ingrid Betancourt... parle d'Israël. Dans son premier discours, elle  parle de sa libération, de l'opération militaire exceptionnelle  de l'armée colombienne qui a réussi et déclare que c'est au niveau ""des opérations militaires d'Israël" ...Que l'armée colombienne a montré qu'elle valait là celle d'Israël..
Etrange écho, si loin de la Colombie.
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 00:50
Il y eut des cris. C'était  rue Yaffo, juste devant  nos bureaux, devant l'immeuble  de JCS,  Jerusalem Capital Studios, le siège des télévisions étrangères à Jerusalem, et l'équipe de TF1 s'est précipité comme toutes les équipes de télévision. Dehors, un spectacle incroyable et dramatique. Des voitures écrasées, un autobus renversé. La plupart , passants ou journalistes, croient au début à un accident insensé, à un bulldozer qui aurait heurté par hasard ces véhicules. A-t-on jamais vu un tel attentat? Les cameramen de la BBC et de la télévision espagnole TVE sont arrivés tellement vite qu'ils filment la fin du massacre. Un homme en civil et deux policiers ont grimpé sur la cabine du bulldozer, semblent se battre avec le chauffeur. L'homme en t shirt bleu tire, puis un motard des unités d'intervention rapide. Le corps du chauffeur pend ensuite sur le coté dans son sang . Et peu à peu la réalité apparait. C'est bien délibérément que le chauffeur du bulldozer a foncé sur la rue Yaffo. Il est venu d'un chantier avoisinnant (non pas le chantier du tramway dans la rue Yaffo, mais un site de construction tout proche). Il a pris la rue en contresens, écrasé deux véhicules, en roulant sur eux, puis il a foncé dans un autobus. Le chauffeur de l'autobus a cru à une erreur, lui a crié d'arrêter, mais le bulldozer s'est lancé sur lui, l'a heurté plusieurs fois. L'autobus 13 s'est retourné. Les 35 passagers sont sortis en criant, en pleurant, ou choqués. Une femme porte un bébé dans les bras. Les passagers s'écroulent contre le muret à côté.
Plus loin, le bulldozer continue, écrase d'autres voitures. Une femme dans une Toyota mourra au volant. Puis l'engin s'arrête. Un civil et des policiers se précipitent. Les dernières images filmées montrent la bagarre dans la cabine puis les coups de feu . Le chauffeur du bulldozer est abattu. C'était un Palestinien de 30 ans, marié, qui habitait Jerusalem-Est. La police annonce rapidement qu'il est connu des services de la police, qu'il a quelques liens avec des organisations terroristes. Est-ce un attentat prévu, organisé ou l'acte d'un homme seul?  Impossible de répondre encore. Les sirènes des ambulances résonnent rue Yaffo, des dizaines de policiers et de secouristes se sont précipités.
Les témoins avouent leur stupeur. "Quand il y a un attentat, il y a généralement une explosion, mais là on ne comprenait pas" nous raconte David Simon, un habitant de la rue Yaffo. Un autre raconte qu'ils ont couru derrière le bulldozer sans vraiment comprendre. Au debut de la course meurtrière, des policiers n'ont meme pas osé tirer en pensant à un accident, à une erreur.
Un major de la police, Shahar Ayalon,  affirme que la piste principale est "une attaque terroriste" et soutient l'idée de raser la maison de l'auteur de l'attentat. La police et les services secrets sont déjà dans le quartier palestinien de Zur Baher. Ehud Olmert demande à Ehud Barak de lui proposer des mesures de représailles.
Au meme moment, la police affirme que dans les 2 heures, la rue Yaffo retrouvera un aspect "habituel". Et en effet, comme dans la plupart des attentats, les traces de sang, les débris sont rapidement nettoyés, retirés. Il reste du sable sur les traces d'huile de l'autobus. Les véhicules déchiquetés par le bulldozer ont été emmenés. La circulation a été rétablie.  Le cameraman de TVE qui a tourné les images où le chauffeur a été abattu parle d'un hasard ou presque : "je suis descendu en courant de nos bureaux, j'ai vu le bulldozer, je croyais à un accident. Et puis il fonçait sur moi. Je me suis jeté sur la gauche et j'ai filmé. Je ne comprenais meme pas ce qui se passait".
Le bilan est de 3 victimes décédées, 46 personnes blessées admises dans les hopitaux, dont 7 dans un état grave.
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 12:55
Ca y est, la rumeur est partie  et en Israël, on commence à recevoir des emails et des théories à propos du coup de feu qui a retenti lors du départ de Nicolas Sarkozy à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv.
Les premières informations officielles évoquaient le suicide d'un garde-frontière à une centaine de mètres de l'avion présidentiel. Le soldat , Raid Assad Ghanan, aurait fait partie d'un deuxième cercle de la sécurité, en compagnie d'un collègue dans un petit batiment près de l'aéroport. Il avait 32 ans, père de famille de 2 enfants.
Le collègue a été interpellé pour être interrogé. Depuis, plus de nouvelles.

Alors certains notent des étrangetés. La famille du garde-frontière, du village druze de Beit Jan, dément totalement les idées de suicide . Le père , Assaad Ghanan,  a déclaré que son fils avait quitté la maison mardi matin de bonne humeur :"Ila une famille, des amis, il n'avait aucune raison de se suicider".
Le frère conteste aussi le scénario :"C'est impensable qu'il se soit suicider. Nous pensons que c'est un accident ou meme un incident dans lequel mon frère aurait été tué accidentellement par un membre de la sécurité dans la zone."
Un bloggeur note que le porte-parole de l'aéroport a fait évacuer la presse immédiatement alors que la police ne l'avait pas demandé.
Un internaute israélien imagine déjà qu'il y a eu un complot pour un assassinat, en notant que le coup de feu a pu être tiré juste pendant la fanfare d'adieu, pour couvrir le son...

"Il n'y a pas eu de tentative d'assassinat" a  seulement déclaré le porte parole de la police. "Il s'agit d'un suicide pendant la cérémonie d'adieux". Une commission d'enquête a été constituée sur les procédures de sécurité engagées pendant l'incident.

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