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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

Jeudi 25 mars 4 25 /03 /Mars 18:50

A ecouter  sur LCI Radio

http://lci.tf1.fr/monde/correspondant-permanent-l-hopital-de-la-discorde-en-israel-5789306.html

 

                                                               L'AFFAIRE BARZILAI


Tandis que vu de France, l'actualité israélienne c'était la visite de Netanyahu à Washington et la crise entre les deux pays, une polémique  ici a enflammé le pays  et remplit les journaux.  Lundi,  les articles et les éditoriaux étaient plus importants sur le "scandale"  que  sur la visite de Netanyahu à Washington

 

C’est  une affaire locale au départ. L’hopital d’Ashkelon, le centre Barzilai, doit refaire sa toute petite salle d’urgences.  Ahskelon est une grosse ville israélienne, sur la côte meditérannéenne, à 15 kilomètres de la bande de Gaza. Et les missiles ou les katiouscha du Hamas l’ont déjà atteinte plusieurs fois.
Décision donc de construire une nouvelle salle d’urgences, souterraine et fortifiée.
Comme d habitude en Israel, on fait des examens archeologiques sur le site avant l'ouverture du chantier. Et l’on découvre de tres anciennes tombes.
C’est alors que le ministre de la santé,  ultra religieux orthodoxe, affirme qu’il est contraire à la loi judaique de déplacer des ossements. Et il obtient au Conseil des Ministres une majorité pour décider de relocaliser le chantier à 400 mètres de là. La decision retardera de 2 ans la construction, couterait 25 millions d’euros.

Tollé dans la presse et l’opinition. Tous les journaux sans exception critiquent le ministre Yaacov Litzman, l’accusent de « nécropiolie », « vous préferez les morts aux vivants », lit on. « Vous avez du sang sur les mains. Que direz vous quand un enfant de 4 ans, un soldat, une femme en transplantation mourront sur les 400 mètres entre la salle d’urgence et la salle d’opérations ou le service pediatrique »

Le Direecteur genéral de la santé démissionne, l’Ordre des Medecins d’Israel écrit à Netanyahu, des medecins et des infirmiers  manifestent devant la Knesseth où se tient une séance spéciale sur le sujet mercredi.

 

                                                              Polémique religieuse


Yaacov Litzman, le ministre de la santé, est un ultra-orthodoxe, un vénérable religieux à barbe blanche,  leader d’un petit parti religieux ultra orthodoxe,  le parti Agudat.
Il faut savoir que dans le milieu orthodoxe, il est courant de rivaliser pour donner des preuves de sa fidélité au judaïsme.   Il y a de multiples associations, écoles talmudiques et rabbins qui se disputent l’influence sur la communauté ultra-orthodoxe.  Sans compter que la discussion   sur tout et sur les moindres détails de la vie  est un art talmudique.
Les rabbins d’Agudat ont donc demandé le changement de chantier au nom de l’interdiction de déplacer les ossementss .

D’autres rabbins du parti Shas  ou de l’association Tzohar ne sont pas d’accord : on peut parfaitement les bouger, en accord avec les autorités du Rabinat. L’Etat d’Israel l’a déjà fait pour une route, ou pour nationaliser une zone. Ces rabbins insistent sur  le respect de la  vie qui  l’emporte  sur la mort.

Enfin, last but not least, les tombes découvertes ne sont pas juives selon le dernier communiqué du Département Israélien des Antiquités. Il n'y avait pas de Juifs à Ashkelon à l'époque concernée.  Il est donc tout à fait possible de les bouger sans enfreindre la loi juive.

Des observateurs notent encore avec acidité  que certains quartiers de Jerusalem, comme le Sanadria, sont d’ailleurs construit sur des anciens cimetières, mais que ca n’avait pas gêné les orthodoxes pour y habiter.

                                                          Polémique politique .

 

Il faut aussi noter que le parti Agudat, du ministre de la Santé n’a que 2 députés à la Knesseth, il s’est reuni avec un autre petit parti orthodoxe,  Deleg Ha Torah, pour faire un groupe  de 5 députés dans la coalition de la majorité. . Ce n est rien et c est enorme car la majorité gouvernementale tient à quelques sieges.  Et  Yaacov Litzman aurait menacé Netanyahu de quitter la coalition et faire donc exploser le gouvernement si on ne lui donnait pas raison.

Ce n est pas la premiere fois qu’un micro-parti,  Aguda ou un autre,  use de ce pouvoir de levier pour obtenir des subventions pour ses ecoles talmudiques, ses institutions etc

« Vous n’avez rien à faire du Judaisme et des Juifs ,  a lancé un editorialiste celebre. Tout cela n’est que de la politique minable »

Le scandale touche d’autant les Israeliens, lassés d’un certain clientèlisme et d’un  systeme à la proportionnelle qui donne un enorme pouvoir à de toutes petites formations dans les coalitions.

Conclusion

Netanyahu, finalement de Washington, a tenté d’apaiser le pays en instaurant une commission d’enquete qui doit rendre un rapport, avant une décision définitive.  Qui va encore retarder l’éventuelle ouverture du chantier d’au moins un mois, dans le meilleur des cas. Et la polemique n est sans doute  pas finie.

 

Par Denis Brunetti - Publié dans : Société israélienne - Communauté : l'actualité en général
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Jeudi 25 mars 4 25 /03 /Mars 11:37
" Netanyahu a été traité comme un enfant à problèmes, comme un soldat qu'on punit en lui faisant faire des tours de la caserne". Ainsi écrit l'éditorialiste du Haaretz, Aluf Benn, qui décrit un Premier ministre israélien  revenant de Washington"déshonoré, isolé, et plus faible qu'il n'était arrivé".
La visite à la Maison Blanche est un échec pour améliorer les relations tendues, analysent à peu près tous les commentateurs israéliens. Il en résulte de nombreux articles, sévères pour Netanyahu , amers  envers les Etats-Unis.
C'était "un embuscade", "un piège", commentent plusieurs quotidiens. Le Premier ministre a reçu" le traitement d'un président de Guinée Equatoriale". 
Le Premier Ministre israélien avait pourtant légèrement retardé son voyage pour que la crise, ouverte pendant la visite de Joe Biden, soit aplanie. Il avait sans doute cru à ses propres mots :"la crise est maintenant derrrière nous". Prenant de l'assurance, Netanyahu s'était sans doute regonflé avec son discours devant les membres de l'APAIC,le lobby pro-israélien où il avait même évoqué des  "demandes déraisonnables des Palestiniens soutenues par les Américains", prenant une posture historique et affirmant que Jerusalem était la capitale du peuple juif depuis 3000 ans.   Et, cependant, l'envoyé spécial américain  George Mitchell lui avait rendu visite pour l'inviter  officiellement à la Maison Blanche.  Netanyahu croyait sans doute qu'il pouvait poursuivre une stratégie de fermeté sans encourir d'autres conséquences.
 Il oubliait sans doute qu'Obama venait de retrouver confiance avec l'approbation de sa réforme de santé et qu'en fait les vexations de Joe Biden n'avaient pas été oubliées.
Les entretiens ont été "directs" comme l'on dit en termes diplomatiques. Il n'y a eu aucune photo commune, aucun communiqué final, aucune interview commune. On ne peut qu'imaginer les propos" directs" d'Obama à Netanyahu.
Selon un journaliste, l'un des entretiens Netanyahu-Obama s'est même terminé très cavalièrement. Obama a dit qu'il allait diner avec sa femme et ses filles, en recommandant à Netanyahu de discuter avec ses conseillers " et que s'il changeait d'avis, il l'en informe aussitôt. "Je suis par là, aurait dit le président américain. Prévenez-moi s'il y a du nouveau".

Bilan concret : une demande de Washington de voir les engagements de Netanyahu "par écrit". Ce n'est plus l'époque de la confiance, explique un conseiller américain qui compare même les rapports israélo-américains à ceux de la guerre froide entre USA et URSS!
Hier, Netanyahu a annulé à Washington toutes les interviews prévues et les conférences de presse. Il est resté enfermé toute la journée avec ses conseillers avant son départ.
Pendant ce temps là,  la Maison Blanche ne prenait pas  de gants pour condamner publiquement, avant même le départ du premier ministre israélien,  les derniers projets de constructions annoncés à Sheikh Jarrah.
Le différend israélo-américain est maintenant sur la table ; selon l'ancien consul israélien aux Etats Unis, Alon Pinkass,  "il ya une semaine, pour certaines raisons, les gens ont cru que la crise était finie. Cela ne peut pas finir . Deux éléments rendent la situation très volatile : d'une part, les véritables fossés entre les visions des Etats Unis et d'Israel sur le Moyen orient en général et sur l'approche diplomatique la plus adaptée, d'autre part la dimension personnelle et la relation entre les deux dirigeants qui s'est effondrée depuis un an."
En Israel, certains cependant encouragent Netanyahu à rester ferme . Le ministre Daniel Hershkowitz lance :" Nous ne sommes pas un satellite des Etats Unis. Nous ne sommes pas un gouvernement gauchiste et la construction à Jerusalem fait partie du consensus israélien. Nous ne voulons pas nous battre avec notre grand allié mais notre responsabilité est d'abord devant le peuple Israélien"
Un autre éditorialiste croit qu'il faut assumer et reconnaitre, sans regret,  que "les visions des Américains et des Israéliens soient différentes. Nous devons leur dire droit dans les yeux : nous avons le droit de penser différemment de vous".
Quant aux Palestiniens, on prête à une source haut placée à l'Autorité Palestinienne ces mots :"la conduite de Netanyahu est incroyable. Il est en train de faire notre boulot" Et d'estimer que les fameuses "négociations indirectes" (proximity talks)entre Israéliens et Palestiniens, que les Américains comptaient organiser bientôt, sont reportees sine die.
Par Denis Brunetti - Publié dans : Politique intérieure israélienne - Communauté : l'actualité en général
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Mardi 23 mars 2 23 /03 /Mars 14:59
C'est officiellement un "diplomate" de l'ambassade israélienne à Londres qui doit être expulsé après l'affaire de Dubai et l'utilisation d'au moins 15 passeports britanniques. Les Anglais ont enquêté depuis sur le meurtre de Dubai , la video des suspects (mais Israel a toujours nié son implication)  et la manière dont des faux passeports ont été utilisés. Des détectives de la SOCA (l'Agence contre le crime organisé)  sont allés à Dubai et en Israel. On imagine que les services de renseignements britanniques ont aussi fourni leur obole.
Le résultat de leur enquête a été transmis  hier à l'ambassadeur israélien Ron Proser convoqué par Londres. Selon les investigations, on a utilisé les identité d'israélo-britanniques en copiant leurs passeports. Lorsqu'ils passaient au controle des frontières à l'aéroport de Tel Aviv, des agents les faisaient attendre à part, pour effectuer "des vérifications" pendant 20 minutes.
Le rapport d'enquête désigne des services israéliens, sans pouvoir préciser s'il s'agit d'agents du MOSSAD ou de la Direction du Renseignement militaire (AMAN)
Pour marquer sa "colère", la Grandre Bretagne a expulsé un "diplomate" qui ne serait autre que le réprésentant déclaré du Mossad à l'ambassade, et qui aurait, selon le Daily Telegraph, déjà pris l'avion hier soir avant l'annonce. Le Ministre des Affaires Etrangères, David Miliband, a aussi décliné une invitation à la crémaillère de l'ambassade. Il doit délivrer une déclaration à la Chambre des Communces cet après midi.
Par Denis Brunetti - Publié dans : Dubai - Communauté : l'actualité en général
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Dimanche 21 mars 7 21 /03 /Mars 20:10
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C'est un match de foot du dimanche après-midi sur le stade local.  C'est le premier jour du printemps, il fait beau. La pelouse est bien verte. La fanfare s'époumonne avant le début du match, le maire de la ville est dans la tribune présidentielle, les équipes sont les Verts-locaux et les Jaunes-visiteurs, deux équipes de vétérans. Dans les tribunes, une foule un peu maigre d'amis, de proches, de curieux et de vrais amateurs. Cela pourrait se dérouler dans n'importe ville de France.


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Pourtant c'est un match un peu particulier. Cela se passe dans la grande ville palestinienne d'Hebron entreune équipe de vétérans Palestiniens et une équipe de diplomates, de fonctionnaires européens, d'observateurs internationaux et de journalistes. Une équipe européenne de Francais, d'Italiens, d'Anglais et de Norvégien qui s'est constituée à la va-vite pour répondre à l'invitation palestinienne de l'Association pour le Football pour Tous. Le capitaine c'est le numero 27 , rien moins que le Consul Général de France à Jerusalem, Frederic Desagneaux.
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Quelques détails différents : les autorités ont naturellement mobilisé la police, et même un petit groupe de policiers du maintien de l'ordre, en casque, gilet pareballe et protege tibias,  en haut des tribunes! Et puis une tribune de femmes, la plupart voilées. Un animateur palestinien s'amuse à commenter aux expatriés: " 
C'est la première fois que la tribune est ouverte aux femmes , pour leur permettre de regarder les beaux gosses en train de jouer".
Et c'est le coup de sifflet devant la grande  banderole en travers du stade. "Welcome to Hebron". Dans les hauts parleurs, un commentateur ponctue les phases techniques de" remerciements de la part du peuple palestinien aux peuples européens".Tout de même, les Européens sont à la peine, et hormis quelques brillantes individualités, souffre devant des Palestiniens qui jouent collectif et habilement. Ils marqueront 3 buts jusqu'à ce que les Européens ne sauvent l'honneur à quelques minutes de la fin.
Mais nous sommes au Moyen Orient et le gouverneur d'Hebron , dans un petit discours final, décrètera que les buts des Visiteurs comptent double et que le 3ème but palestinien était douteux. "Donc, en tant que gouverneur d'Hebron, je décide que le résultat du match est 2à2. Egalité". Salve de rires et d'applaudissements.21032010164

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Par Denis Brunetti - Publié dans : Société palestinienne - Communauté : l'actualité en général
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Dimanche 21 mars 7 21 /03 /Mars 17:01

Aujourd'hui, deux Palestiniens ont été tués au carrefour d'Awarta par des soldats . Selon l'armée, les deux hommes, habillées en paysan,  ont attaqué les soldats avec une fourche et des tessons de bouteille, qu'ils ont agités vers eux en hurlant. Selon des sources palestiniennes, il s'agit de deux cousins de 19 ans, travailleurs agricoles du village voisin, qui avaient en main leurs outils.

Dans la même région de Naplouse, les incidents d'hier au village de Burin ont fait un 2ème mort, des suites de blessures critiques  à la tête(voir précédent) . Il aurait été touché   au crâne par une balle réelle, selon des médecins palestiniens et l'association israélienne B'Tselem évoque des radios "qui montrent clairement une balle qui a pénétré le crâne du blessé".

L'armée israélienne reste sur sa position, déclarant  toujours n'avoir utilisé que des gaz puis des balles en caoutchouc mais un officier  a été cité anonyment dans le bulletin matinal de la Radio Militaire :" les deux jeunes sont morts parce que les soldats n'ont pas suivi le protocole d'engagement. L'usage des balles en caoutchouc est prévu pour éviter les blessures et la mort. Seul le non-respect des règles d'engagment peut amener un tel bilan, a déclaré l'officier."

L'armée israélienne a ouvert une enquête qui, selon certains officires, pourrait examiner les dangers précis d'une balle en caoutchouc et même limité son usage à terme.

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Samedi 20 mars 6 20 /03 /Mars 18:37
Cela ne va sans doute pas calmer la tension, on a appris cet après-midi la mort  d'un jeune  Palestinien de 16 ans , Mohamed Qadus, près de Naplouse en Cisjordanie. Il faisait partie d'un groupe de manifestants lançant des pierres contre l'armée. Selon les témoins et des médecins palestiniens, il a été tué d'une balle dans la poitrine, mais l'armée affirme qu'elle n'a utilisé que des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Un autre jeune de 15 aurait été touché à la tête.  Les incidents se sont produits dans le village de Burin, près de Naplouse. L'armée dit etre intervenue pour empêcher des incidents entre des colons juifs  et les Palestiniens, incidents qui interviennent fréquemment  entre la colonie de Bracha et le village de Burin. Selon les Palestiniens, des colons étaient venus attaquer le village avant que l'armée n'arrive. Selon l'armée, les Palestiniens se sont heurtés à l'armée en voulant s'en prendre à la colonie.
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Vendredi 19 mars 5 19 /03 /Mars 17:20
19032010154 (Small)


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Nouvelle journée à risque à Jerusalem. Les accès de la Vieille Ville sont interdits aux hommes de moins de 50 ans. Alors 100 à 200 se sont assis devant les unités anti-émeute, Porte de Damas.
Un imam prendra la parole et la prière sera observée devant19032010150--Small-.jpg la police montée et le cordon de policiers casqués. La dispersion se fera sans incidents.



19032010157 (Small)A Hebron et à Ramallah, en revanche on a signalé des jets de pierre. Pas de blessés
Par Denis Brunetti - Publié dans : Religion - Communauté : l'actualité en général
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Vendredi 19 mars 5 19 /03 /Mars 12:03
Le quotidien Yediot Aharonot publie un sondage intéressant sur diverses questions politiques posées à 500 Israéliens environ. Les chiffres ne mesurent pas ceux qui n'ont pas répondu ou ne savent pas.La marge d'erreur est de 4%, ce qui signifie que les majorités d'opinion à 55% -45% sont à prendre avec prudence.

Questions : Pensez-vous que l'annonce de nouvelles constructions était involontaire ?
Oui : 29% . Non 55%
Netanyahu doit-il prolonger le gel des colonisations?
Oui : 44% . Non 46%
Les constructions doivent-elles être aussi gelées à Jerusalem ?
Oui : 46%. Non 51%
Qui est à blamer pour la crise entre les deux pays, Israel ou les Etats Unis?
Israël : 35% USA 37%
Qui préférez-vous voir dans le gouvernement, Israel Beteinu et Shas (les partis d'extreme droite et religieux, actuellement dans la coalition) ou Kadima (centre, centre-droit ou gauche selon les analyses, dans l'opposition)
Israel Beteinu et Shas 32% Kadima 56%
Israël peut-il vivre en sécurité sans le soutien des USA?
Oui: 28%  Non 68%
Le gouvernement vous représente-t-il , dans ses décisions et son attitude?
Oui : 31% Non 64%
Netanyahu dirige-t-il le gouvernement, ou bien est-ce ses alliés dans la coalition?
Netanyahu : 41% Ses alliés 47%
Le gouvernement actuel va-t-il attaquer l'Iran?
Oui 24% Non 65%
Le gouvernement est-il capable de faire des progrès avec les Palestiniens?
Oui 37% Non 59%
Le gouvernement est-il capable de faire des progrès avec les Syriens ?
Oui 37% Non 60 %
Par Denis Brunetti - Publié dans : Politique intérieure israélienne - Communauté : l'actualité en général
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Jeudi 18 mars 4 18 /03 /Mars 20:39
16032010141Les Palestiniens les appellent  les "moustarabin" , les Israéliens  "Mistaravin" , en français les "arabisants" ou plutôt  "ceux qui essaient d'être arabes". C'est l'unité de policiers en civil, déguisés en manifestants palestiniens,  un keffieh ou une cagoule sur la tête, mêlés à la foule des jeunes ,  lançant parfois eux- mêmes des pierres pour donner le change. Certains parleraient arabes, venant de la communauté druze, au nord d'Israel.
Quand les policiers et les garde-frontiières lancent la charge contre les jetteurs de pierre, les moustarabin tombent le masque et se jettent sur des manifestants  qu'ils ont reperés pendant les incidents.  On les a vus en action mardi dernier lors de la journée "de la colère" à Jerusalem. Lors des affrontements,  dans le quartier d'As Suwani, les photographes ont pris des clichés de ces agents en civil qui sortaient parfois un pistolet pour protéger leur action. Ils étaient au moins une demi-douzaine ce jour-là, qui juste après les interpellations se sont engouffrés dans un minivan blanc et ont disparu. On les a vus souvent mais leur apparition cette semaine a encore fait parler d'eux. Et les jeunes "shabab", en keffieh, se mettent même à s'organiser contre eux. Il se raconte à Jerusalem-Est  que les jeunes manifestants prennent maintenant un couteau dans leur poche. Si soudain un policier en civil tente de l'interpeller, un coup de couteau rapide permettra d'échapper à la prise et de fuir à toutes jambes. Certains organiseraient même des petits groupes de manifestants  "en surveillance", qui ne jettent pas de pierres, mais attendent que les policiers en civil se découvrent pour fondre sur eux.
Cette unité en civil est sans doute issue des sections  YAMAS du  contre-terrorisme  , créées depuis 1989 ,qui utilisent des techniques de déguisement pour infiltrer ou  effectuer des arrestations surprises dans des villes palestiniennes ; ils appartiennent au corps des Garde-Frontières et ont été utilisés  pour la Cisjordanie, pour la bande de Gaza et pour Jerusalem.
Selon le journal Haaretz, l'unité de police de Jerusalem serait incluse dans l'unité Lahav  433. Le haut commissaire dela police David Cohen avait reconnu sa création , en insistant sur la nécessité d'avoir des renseignements dans la communauté arabe israélienne, contre le crime organisé.
Cette unité spéciale de la police a même été sujet de questions  cette semaine à la Knesseth par des députés arabes israéliens. "Une telle unité fait des provocations , pour laquelle la communauté arabe est  mise en cause" a dit le président du parti Balad, Jamal Zahalka. . Des députés arabes israéliens ont protesté , en affirmant que le principe d'une telle unité revenait à accuser de fait la communauté arabe des désordres. L'association  arabe de droits de l'homme Adallah a annoncé qu'elle enquêtait et qu'elle envisageait des recours juridiques.
Une telle unité  existe aussi tres officiellement depuis des années dans l'armée israélienne :  ce sont les soldats israéliens du  Commando Duvdevan ( "Cerise") de Tsahal  qui opère dans les Territoires Palestiniens, en Cisjordanie tandis que le commando Shimshon s'infiltrait autrefois à Gaza .  Là il s'agit de recrues israéliennes qui ont une longue formation, pour leur apprendre non seulement les techniques de combat rapproché( krav maga), de snipers etc, mais aussi les coutumes arabes, la langue, la tenue,y compris l'utilisation de postiches, verres de contacts etc. 
 
Par Denis Brunetti - Publié dans : Manifestations - Communauté : l'actualité en général
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Mercredi 17 mars 3 17 /03 /Mars 20:03
16032010143--Small-.jpg3000 policiers étaient encore sur le pied de guerre aujourd'hui à Jerusalem après les affrontements d'hier, même la ville  était calme. Mesures d'apaisement, l'armée a finalement décidé de lever le bouclage des Territoires Palestiniens en place depuis vendredi. Et les accès de la Vieille Ville et de l'Esplanade des Mosquées -interdits aux hommes de moins de 50 ans depuis 5 jours- ont été réouverts même si des policiers veillaient aux entrées.
Si les incidents ont été contenus sans blessés graves hier, on a signalé tout de même un coup de feu contre la police dans le quartier de Ras Al Amoud à Jerusalem et 2 bus visés par des jets de pierre à Jaffa, la ville arabe près de Tel Aviv, un lieu généralement épargné par les manifestations.
Aujourd'hui, des incidents sporadiques ont cependant gagné la Cisjordanie près de Naplouse, d'Hebron. Ce soir des dizaines de jeunes lançaient des pierres au barrage militaire de Qalandiah, près de Ramallah.
Par Denis Brunetti - Publié dans : Manifestations - Communauté : l'actualité en général
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