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Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

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e.

Société israélienne

Jeudi 5 juin 4 05 /06 /Juin 22:55
La 10ème Gay Pride se déroulera demain à Tel Aviv. Elle a provoqué une plainte d'un conseiller municipal du Parti Shaas (religieux) contre la municipalité pour avoir autorisé le défilé homosexuel. Mais le porte-parole de la mairie a répondu :" Tel Aviv a toujours été une ville libre, libérale, pluraliste et tolérante qui respecte tous ses résidents". Le conseiller homosexuel et leader de la communauté gay Itai Pinkas a déclaré que la plainte était "une tentative pathétique d'empecher le défilé".
Mais des drapeaux arc-en-ciel accrochés dans un quartier religieux du sud de la ville ont été enlevés.

Pendant ce temps là à Jerusalem, un groupe de députés de la Knesseth de partis de droite ou religieux ont décidé de promouvoir un amendemant à la Loi fondamentale de Jerusalem pour interdire une Gay Pride dans la ville. L'amendement est déjà passé en lecture préliminaire l'année dernière. Ils ont aussi décidé d'organiser 10 manifestations à travers la capitale le jour prévu de la Gay pride, c'est à dire le 26 juin.  Le député Uri Ariel a dit que "la majorité des habitants de Jerusalem trouvait le Defilé insupportable et qu'il ne devrait avoir lieu nulle part et au moins, pas à Jerusalem."
Pour autant, une organisation brésilienne dont le Défilé de Sao Paulo est le plus grand du monde (3 millions de participants et 22 chars la semaine dernière)  a honoré aujourd'hui de son  prix spécial l'ouverture à Jerusalem d'une Maison Ouverte pour les homosexuels. Le prix récompense chaque année une organisation homosexuelle en but à des pressions sociales ou à l'opposition du gouvernement. Le prix brésilien a récompensé cette année Jerusalem et Moscou dont le défilé a été réprimé dimanche   par la police.

Par Denis Brunetti - Publié dans : Société israélienne
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Mercredi 4 juin 3 04 /06 /Juin 22:24

Les lumières explosent dans la nuit, les murailles s'illuminent, le son résonne . J'adore les zikoukim, le mot me fait rire.  Presque tous ces soirs, des feux d'artifice incendient Jerusalem.  Pour le 60 ème anniversaire de l'Etat ou pour le 41ème anniversaire de la Ville. Des journaux affirment d'ailleurs que le budget des festivités aurait été déjà dépassé.
Jerusalem est donc en fête pour les Israéliens, "capitale éternelle et indivisible". Des foules se pressent avec des ballons et des drapeaux vers les grands concerts dans les parcs, vers les défilés.
Mais n'y a-t-il pas des négociations avec des Palestiniens qui, eux, n'imaginent pas non plus un Etat Palestinien sans Jerusalem? Que dira-t-on à ces foules si l'on trouve un accord?

Ce soir, Barack Obama a déclaré dans un discours devant un organisme du lobby pro-israélien aux Etats Unis qu'il soutenait Israêl et sa sécurité. Et puis que Jerusalem reste "sa capitale indivisible". Conviction ferme ou argument pour le vote juif? Mahmoud Abbas a frémi :" Le monde entier sait que la sainte Jerusalem a été occupée en 1967 et nous n'accepterons pas d'Etat Palestinien sans Jerusalem pour capitale". Et le négociateur palestinien Saeb Erekat de préciser :"Il a fermé toutes les portes de la paix".

Un ami israélien me disait un jour qu'il était choqué par le prix de Jerusalem : il parlait de la  flambée immobilière, de la spéculation,  des quartiers fantomes où des Américains, des Français  achètent au prix fort des appartements pour n'y passer que quelques semaines par an, par spéculation , pour les vacances ou par  "bonne conscience " religieuse.. ou tout à la fois.
"Cela s'explique, ai-je dit, c'est la Ville 3 fois Sainte". "Oh oui, a-t-il répondu. Les religieux y détestent les laics qui se moquent eux memes des religieux, les Juifs détestent les Musulmans, les Chrétiens se battent entre eux jusque dans le Saint Sepulcre  (c'est effectivement arrivé entre  chrétiens orthodoxes et franciscains). Oh oui 3 fois sainte...."
Lui n'habite pas Jerusalem et il raconte aussi cette blague israélienne : qu'est ce qu'il y a de mieux à Jerusalem? La route n°1. Parce qu'elle mène à Tel Aviv...


Et puis je suis allé à Bethlehem aujourd'hui... à 2 pas de la Ville Sainte .  Il y avait encore de l'attente aux checkpoints, une file de voitures surtout due à une jeune soldate qui ne connaissait pas bien les procédures, protégée derrière sa vitre blindée, et ne parlant que très mal anglais... et encore moins derrière une vitre blindée. Cela  vous laisse un arrière gout de fonctionnaire obtus...
A mon tour, je présente le passeport et la carte de presse. Mais il faut un papier spécial, une lettre, dit-elle. J'imagine qu'elle confond avec les Israéliens, interdits d'entrée dans les villes palestiniennes à moins d'avoir une justification et une lettre officielle signée pour accepter les risques encourus et ne pas engager la responsabilité de l'Etat d'Israel.  Mais, non, je suis Français, je n'ai pas besoin de cette lettre.
La soldate téléphone à un supérieur. Nouvelle attente. Si, il faut une lettre. Je doute. Y a-t-il encore une nouvelle procédure, un autre formulaire?  J'insiste.  "Attendez ! Je ne parle pas anglais"
Quelques minutes plus tard, un autre soldat arrive. Demande la lettre. Téléphone encore. Je doute encore, j'appelle moi-meme pour me renseigner.
Et le soldat finalement s'excuse. "Non, c'est une erreur. La jeune soldate ne savait pas et l'officier s'est aussi trompé. Excusez nous".

Jolie Bethlehem. J'aime aussi cette petite ville, ces longues ruelles, une certaine simplicité, pour peu
qu'on aille à l'écart du centre touristique de l'Eglise de la Nativité. Est-ce d'être un peu.. à l'écart, de ne pas être un grand centre, le mélange des Chrétiens et des Musulmans .  J'y éprouve souvent une impression de calme, de douceur.

Comme je cherchais une boulangerie, un jeune Palestinien m'a aimablement proposé de m'y  conduire. Comme ça, spontanément. Dans la voiture, il m'a dit qu'il avait le temps, qu'il n'avait pas de travail, qu'il avait fini le lycée, mais pas assez d'argent pour aller à l'université.

Il m'a demandé d'où je venais. De Paris. Oui mais ici?
J'habite Jerusalem. "Ah c'est quand même mieux Jerusalem que Bethlehem". Il avait les yeux qui brillaient. Comme le rêve de la grande Ville, à deux pas de chez lui.  Il n'a pas le permis pour y aller.
Il est parti, il n'a rien demandé, il m'a souhaité bon retour à Jerusalem.

Par Denis Brunetti - Publié dans : Société israélienne
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Dimanche 25 mai 7 25 /05 /Mai 15:05
Malgré les négociations avec la Syrie et une éventuelle trêve avec Gaza,  Israêl craint toujours une attaque avec des armes non conventionnelles.  Une distribution de masques à gaz va donc être à nouveau organisée. L'année derniere, les masques avaient été ramassés à travers le pays pour être contrôlés et remis en état. Les citoyens israéliens recevront une notification pour aller chercher le nouveau masque dans un des centres de distribution  entre janvier 2009 et la mi-2009.
Par Denis Brunetti - Publié dans : Société israélienne
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Mercredi 21 mai 3 21 /05 /Mai 16:53
L'Ecole pour le cinéma et la télévision Sam Spiegel (du nom du producteur hollywoodien de Laurence d'Arabie ou du Pont de la Rivière Kwai) enseigne à 150 étudiants par an la réalisation, le script et la production. C'est l'étage d'un batiment en béton dans la zone industrielle de Talpiyot à Jerusalem. Les couloirs sont remplis d'affiches de cinéma. Plein de petites salles de montage. Des salles de cours avec des spots qui laissent supposer qu'elles servent aussi de studios. Une videothèque impressionnante. Une salle de matériel  type Capharnaum. Enfin une caféteria où quelques étudiants, dreadlocks et look babas, sont écroulés dans les fauteuils. Et puis des casiers, un étudiant a écrit une phrase du film Birdy : "vous ne pouvez pas voler, seulement car vous croyez que vous ne pouvez pas voler". Tout un programme pour l'un de ces futurs réalisateurs du cinéma israélien en plein boom.
 C'est la plus vieille école de cinéma israélienne et elle ne date que de 1989. Et Akiva Tevet,son Directeur des productions, affirme que "la renaissance du cinéma israélien" tient aussi à ces nouvelles écoles de cinéma qui ont été récemment créées."L'industrie du cinéma a eu l'idée aussi de la necessité de ces écoles .et beaucoup de diplomés de ces écoles entrent dans le cinéma et la télévision et l'influencent à leur tour".
 Il n'y a pas Un style du cinéma israélien mais autant de directeurs, de producteurs.. avec aussi du déchet. (Hier le producteur Haim Meckelberg me disait que sur 83  scripts reçus en un an, il n'en avait trouvé qu'un ou deux de professionnels. Aussi lance-t-il lui aussi ses projets).
Akiva pense que les prochains jeunes réalisateurs ont la chance à la sortie de pouvoir trouver des producteursindépendants , des financements indépendants etc
Dans ce grand boom, seule ombre au tableau : la loi sur le cinéma qui a apporté d'importantes subventions et offert la base à des coproductions avec l'étranger sera-t-elle prolongée dans les années futures?
En tout cas, l'école Sam Spiegel suit aussi le Festival de Cannes avec un court-métrage "Anthem" qui y a été présenté 
                                                                                                                                                        
 









       
Par Denis Brunetti - Publié dans : Société israélienne
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Lundi 19 mai 1 19 /05 /Mai 21:16
A Gaza, le Hamas vient de demander le blocage des sites internets pornographiques. Dans un communiqué, le ministre Hamas des télécoms a annoncé qu'il avait obtenu l'accord de Paltel (groupe télécomes palestinien) d'interdire "les sites d'abomination". Le Hamas veut "protéger la communauté palestinienne de la pollution culturelle et les jeunes générations d'un mauvais usage d'Internet".
Selon le journal Maariv, le Hamas aurait en fait interpellé et menacé des responsables du groupe Paltel à Gaza pour les obliger à bloquer les sites. Pas de commentaire au siège du groupe palestinien à Ramallah;

 Un spécialiste d'Internet, cité par Reuters, estime à 400.000 le nombre des Gazaouites qui surfent, dont une majorité d'adultes de  18-35ans. Des boutiques video ont été attaquées depuis 2 ans à Gaza. D'autres pays arabes comme l'Egypte, la Syrie ou l'Arabie Saoudite interdisent aussi l'accès à certains sites internet.

Coté Israélien, on apprend dans l'autre sens la création  d'un site pornographique  de Juifs et d'Arabes Israéliens. Le site Parpar1 se veut le premier site amateur porno du Moyen-Orient! La video de presentation claironne :"Faites l'amour, pas la guerre" mais le propriétaire Avi Levy ne se cache pas de faire un site purement commercial: "je ne suis pas un homme politique, je suis là pour faire de l'argent"; Il vend donc  des videos comme "Les lesbiennes casher", "Partouze à Jerusalem" ou "La fille du rabbin". Le site amateur affirme tourner ses films avec  des acteurs Juifs et Arabes..mais uniquement Israéliens.

Par Denis Brunetti - Publié dans : Société israélienne
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Jeudi 1 mai 4 01 /05 /Mai 00:00

Les sirènes ont retenti pendant 2 minutes dans tout le pays. Dans les rues, les voitures s'arrêtaient, les conducteurs sortaient pour se figer à l'image des passants. Dans les cafés, on se levait de la table.  A la télé, tous les programmes, même des chaines cablées, font des évocations de résistants, de survivants. C'est le jour de la Shoah.

Par blog-correspondant-a-jerusalem-tf1 - Publié dans : Société israélienne
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Samedi 26 avril 6 26 /04 /Avr 00:00

Une soirée franco-israélienne. On parle des "Citronniers", et des nombreux films israéliens qui sortent en France. Les Citronniers, Beaufort, les Meduses etc..  et de la littérature israélienne, avec le boum du Salon du Livre.

"Oui Israêl est à la mode, dit une Israélienne. Israël a la cote, on dirait.  Mais ca me gêne . Oui le pays est reconnu, comme un vrai pays, avec ses films, ses livres etc .. sans  nécessaire référence au conflit israélo-palestinien. Et on y croit. On fait comme les autres, on s'occupe même des réfugiés du Darfour etc... et on oublie qu'on a un gros problème à notre porte."

Sa réaction me faitpenser à cet éditorial  dans le journal Maariv , par Shlomo Gazit :

"J'ai  été heureux d'apprendre que l'Armée Israélienne avait accepté les demandes du Parti Vert et du Ministre de Protection de l'Environnement et qu'elle a conduit une enquête pour établir comment les animaux sauvages vivent avec l'obstacle que represente la barrière de sécurité pour leur liberté de mouvement des deux cotés.
Je ne sais pas comment l'enquête a été conduite, parce que les animaux ne parlent pas et qu'il n'y a pas moyen de les consulter ou d'entendre leur détresse, mais je suis sûr qu'un effort considérable a été fait pour organiser l'enquête et recueillir les données.

Et comme j'y pensais, il m'est venu des pensées hérétiques. Nous n'avons jamais entendu parler jusqu'ici de quelque enquête menée par l'Armée ou les services de sécurité sur les créatures à deux pattes, les Arabes Israéliens, hommes, femmes et enfants et comment ils font avec l'obstacle.
Je pense que tout le monde est d'accord que la vaste majorité, 95% au moins, des Arabes de Judée Samarie (Cisjordanie) ne sont pas terroristes ni ne sont tournés vers le mal.

Et naturellement, les concepteurs de la barrières disaient qu'il n'avait qu'un seul but - améliorer la sécurité des résidents d'Israël. Avec donc, la promesse de solutions qui permettraient à la large majorité de poursuivre leur vie quotidienne normalement.  Naturellement, donc, les paysans pourraient cultiver leur terre, les étudiants aller à l'école, les malades aller à l'hopital ou à la clinique de l'autre coté de la barrière sans délai, et meme de continuer à voir ses amis et ses parents de chaque côté.

Nous avons maintenant 5 ans d'expérience de la barrière. Je suis de ceux qui ont soutenu sa construction pour empecher les terroristes d'entrer en Israël. J'ai soutenu la construction même si j'avais parfois des réserves sur son tracé. Je suis convaincu que la barrière, (même si elle n'est pas complète et qu'il y a meme des failles où il est possible d'entrer) a donné une contribution importante à la réduction du nombre d'entrée de kamikazes.

Néanmoins les  quelques trous dans la barrière ne servent pas beaucoup à l'innocent Arabe qui veut juste continuer sa vie quotidienne, aller à l'école ou sur son champ, alors qu'ils sont juste à quelques centaines de mètres de l'autre côté.

Les bonnes intentions ne promettent pas les solutions. Je suis d'accord avec la volonté de trouver deds solutions pour la détre sse des animaux sauvages, mais où est le "Ministre de Protection de la Population" pour demander à l'Armée d'examiner comment les résidents locaux font avec la barrière et dans quelle mesure les solutions qui étaient prévues satisfont aux besoins essentiels. Et si cela n'a pas été fait.. comment peut-on remettre les choses en ordre.'

L'éditorial s'intitule "Si seulement c'étaient des animaux sauvages"

Note pour la traduction : Les autorités israéliennes n'emploient  pas le mot de "mur" mais de "barrière de sécurité"  - qui est en majorité constituée de rangs  de  barbelés dans les campagnes , et d'un mur de  béton dans  ou près des villes . Tout Israêl parle de   "Judée et Samarie"  pour "Cisjordanie" en français , ou "West bank" en anglais.

Par blog-correspondant-a-jerusalem-tf1 - Publié dans : Société israélienne
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Samedi 26 avril 6 26 /04 /Avr 00:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 3 jours de musique, des milliers de jeunes.. c'était  le festival de Bombamela sur la plage de Netzanim près  depuis jeudi

 

 

 Le long des kilomètres de sable, c'est un festival de portraits, Hippie  indien, rasta reggae,nudistes, religieux en tenue de shabbat,  branchés hip-hop , dreadlocks   des filles aux seins nus maquillés,                                    

des juifs religieux qui vous invitent à leur Seder sous la tente et des scientologues  qui essaient de recruter, c'etait Bombamela. Un religieux qui discute avec un ange, un danseur aborigène, un jeune qui danse hip hop  en keffieh palestinien,  on voit de tout ici..

 

 

 

 

 Ils ont dansé, dormi sous des centaines de tentes, sur des hectares de dunes. Ils ont amené leurs guitares, leurs sacs de couchage, leurs enfants parfois,Il y avait des concerts de rock , des cours de salsa, des tentes à narghilé, des stands indiens, des bars partout..

 

 

 

 

 On  y vend des petites robes d'été, des t shirts,  des bijoux artisanaux, on vous recharge le telephone portable pour quelques shekels, on vend de la bière  et du whisky (interdit pour les religieux à Pessah), mais pas de pain.

Il y a des petites bandes qui roulent des joints au milieu du festival et de la musique qui flotte un peu partout.

 

 

Le soir, ses projecteurs éclairent la plage et les feux de camps. 3 jours et 3 nuits.Organisation parfaite, navettes avec les parkings dans les champs, à peine quelques discrets hommes armés à l'entrée.

 

 C'est chaque année pour la semaine de Pessah. Cette année, les organisateurs ont voulu déborder sur le week end pour que les jeunes soldats puissent profiter de la permission du week end pour venir.

 

 

 C'est vrai que le public a entre 15 et 25 ans pour la plupart.. et cela fait drole d'imaginer qu'un bon n ces jeunes éclatés ont le treillis et peut etre le M16 pendant la semaine..                            

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 24 avril 4 24 /04 /Avr 00:00

Depuis quelques jours, certains sont assez surpris en Israêl ou dans les territoires palestiniens de tomber sur des billets en plastique. Ce sont des billets de 20 shekels (3,5 euros), très courants. A la vue, il ressemble exactement au billet papier, de couleur verte avec un portrait de Moshé Sharett(, leader sioniste,  2ème premier ministre d'Israel) mais au contact il ressembleà du plastique, moins froissable, moins déchirable etc..
La banque d'Israêl a lancé le nouveau billet le 13 avril, qui est imprimé sur du polymère de plastique, technique développée par l'Australie qui fut le premier pays à avoir ce genre de billet. Il en existe en fait déjà dans 27 pays, Australie, Singapour, Hong Kong etc..

Par blog-correspondant-a-jerusalem-tf1 - Publié dans : Société israélienne
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Mercredi 16 avril 3 16 /04 /Avr 00:00

                                                     Vue de Beer Sheva

Reportage à Tel Sheva, un village de regroupement bédoin, près de la grande ville de Beer Sheva, dans le désert du Negev.

La vie des Bedouins devient particulièrement difficile ces temps-ci. Les bergers voient les terres de paturage se rétrécier, l'Etat israélien imposant sa propriété sur ces aires de nomadisme traditionnel. La séchèresse pousse à vendre les troupeaux. 

Dans le village de Tel Sheva, les bedouins vivent parfois encore avec quelques chèvres dans l'enclos de la maison, et la traditionnelle tente bédouine du désert s'est réinstallée  sur le béton dans le garage sous la tôle ondulée.

Dans ce panorama difficile, un petit groupe de femmes bédouins, aidé par une association de coopération judéo-arabe, a lancé une production originale de cosmétiques.
Elles vont deux fois par an, au printemps et à l'automne, ramasser dans les champs des herbes. Leurs grand-mères déjà leur avaient apprises les qualités médicinales de plantes comme le fenouil, la sauge et autres. 2 médecins ont poussé leurs connaissances. Devant notre camera, elles ramassent des branches d'arbustes ou de petites fleurs jaunes.

Dans leur petit centre, elles ont déjà stocké 200 kilos de plantes cette saison. Elles les broient ensuite, puis élaborent une préparation avec de l'huile, qui restera reposer avant d'etre mêlé à une crème.
Elles fabriquent ainsi leurs produits "Assala" (en arabe Origine), une gamme de crèmes nourrissantes, hydratantes, anti-rides, ou des lotions capillaires. Une partie de leur production va aussi dans une usine agréée qui peut distribuer leurs produits en Israêl. Elles sont mêmes en négociation pour être distribué en France et en Angleterre.

Par blog-correspondant-a-jerusalem-tf1 - Publié dans : Société israélienne
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