Une soirée franco-israélienne. On parle des "Citronniers", et des nombreux films israéliens qui sortent en France. Les Citronniers, Beaufort, les Meduses etc.. et de la littérature israélienne, avec le boum du Salon du Livre.
"Oui Israêl est à la mode, dit une Israélienne. Israël a la cote, on dirait. Mais ca me gêne . Oui le pays est reconnu, comme un vrai pays, avec ses films, ses livres etc .. sans nécessaire référence au conflit israélo-palestinien. Et on y croit. On fait comme les autres, on s'occupe même des réfugiés du Darfour etc... et on oublie qu'on a un gros problème à notre porte."
Sa réaction me faitpenser à cet éditorial dans le journal Maariv , par Shlomo Gazit :
"J'ai été heureux d'apprendre que l'Armée Israélienne avait accepté les demandes du Parti Vert et du Ministre de Protection de l'Environnement et qu'elle a conduit une enquête pour établir comment les animaux sauvages vivent avec l'obstacle que represente la barrière de sécurité pour leur liberté de mouvement des deux cotés.
Je ne sais pas comment l'enquête a été conduite, parce que les animaux ne parlent pas et qu'il n'y a pas moyen de les consulter ou d'entendre leur détresse, mais je suis sûr qu'un effort considérable a été fait pour organiser l'enquête et recueillir les données.
Et comme j'y pensais, il m'est venu des pensées hérétiques. Nous n'avons jamais entendu parler jusqu'ici de quelque enquête menée par l'Armée ou les services de sécurité sur les créatures à deux pattes, les Arabes Israéliens, hommes, femmes et enfants et comment ils font avec l'obstacle.
Je pense que tout le monde est d'accord que la vaste majorité, 95% au moins, des Arabes de Judée Samarie (Cisjordanie) ne sont pas terroristes ni ne sont tournés vers le mal.
Et naturellement, les concepteurs de la barrières disaient qu'il n'avait qu'un seul but - améliorer la sécurité des résidents d'Israël. Avec donc, la promesse de solutions qui permettraient à la large majorité de poursuivre leur vie quotidienne normalement. Naturellement, donc, les paysans pourraient cultiver leur terre, les étudiants aller à l'école, les malades aller à l'hopital ou à la clinique de l'autre coté de la barrière sans délai, et meme de continuer à voir ses amis et ses parents de chaque côté.
Nous avons maintenant 5 ans d'expérience de la barrière. Je suis de ceux qui ont soutenu sa construction pour empecher les terroristes d'entrer en Israël. J'ai soutenu la construction même si j'avais parfois des réserves sur son tracé. Je suis convaincu que la barrière, (même si elle n'est pas complète et qu'il y a meme des failles où il est possible d'entrer) a donné une contribution importante à la réduction du nombre d'entrée de kamikazes.
Néanmoins les quelques trous dans la barrière ne servent pas beaucoup à l'innocent Arabe qui veut juste continuer sa vie quotidienne, aller à l'école ou sur son champ, alors qu'ils sont juste à quelques centaines de mètres de l'autre côté.
Les bonnes intentions ne promettent pas les solutions. Je suis d'accord avec la volonté de trouver deds solutions pour la détre sse des animaux sauvages, mais où est le "Ministre de Protection de la Population" pour demander à l'Armée d'examiner comment les résidents locaux font avec la barrière et dans quelle mesure les solutions qui étaient prévues satisfont aux besoins essentiels. Et si cela n'a pas été fait.. comment peut-on remettre les choses en ordre.'
L'éditorial s'intitule "Si seulement c'étaient des animaux sauvages"
Note pour la traduction : Les autorités israéliennes n'emploient pas le mot de "mur" mais de "barrière de sécurité" - qui est en majorité constituée de rangs de barbelés dans les campagnes , et d'un mur de béton dans ou près des villes . Tout Israêl parle de "Judée et Samarie" pour "Cisjordanie" en français , ou "West bank" en anglais.