Denis Brunetti
Au cœur du Proche Orient je couvre pour TF1 et LCI l'actualité et ses crises mais aussi la vie quotidienne et ses surprises. Au delà des reportages de 13H ou de 20H, je veux vous raconter ici d'autres fragments, d'autres photographies de la misère à Gaza, des branches de Tel Aviv ou du bouillonnement du Caire. Ici je ne couvre pas... je découvre .

Mardi 10 novembre 2009
Quelques jours dans la bande de Gaza. Rien n'a beaucoup changé, 10 mois après la fin de la guerre.  Il reste toujours des quartiers dévastés. Il y avait plus de 400.000 tonnes de batiments détruits. L'ONU et les organisations humanitaires subventionnent le déblaiement mais calculent qu'il faudra encore des mois avant de nettoyer.
Quelques ilots d'habitation détruits sont restés en l'état.  Ici et là, des bulldozers, des marteaux- piqueurs cassent les blocs de béton. Des ouvriers en extraient les tiges d'acier filetées. Des habitants ramassent des gravats.
Car tout peut être utile. Les tiges de béton armé sont détordues patiemment pour refaire de nouvelles tiges d'acier. Les pauvres revendent des charrettes de gravats .  Les parpaings réduits en petits morceaux ou en poudres peuvent servir à faire du gravier ou à reconstituer des blocs. On vend le plateau de charrette 10 shekels 2 euros
"Ce sont nos maisons détruites qu'on vend" me dit un vieux qui fait vivoter  sa famillea avec ce petit commerce.
Car tout manque. Le blocus israélien continue sur tous les matériaux  qui pourraient servir à la construction. Pour Israêl, le Hamas pourrait s'en servir pour faire des bunkers.
Pas de ciment  donc pour construire, pas de fer, pas de verre pour les fenêtres etc.. Dans les tunnels de contrebande de Rafah, sous la frontière égyptienne, on fait naturellement passer quelques sacs de ciment. Mais ce n'est pas très intéressant pour les passeurs, nous dit l'un d'eux.. D'abord, il faut reverser les sacs de papier en ciment dans des sacs de toile plus résistants, car le papier percerait dans le transport. Ensuite la poussière de ciment est penible. Surtout, le ciment ayant vu le prix augmenter de 10 fois, les habitants de Gaza en achètent peu. En tout cas , pas pour de veritables constructions, mais pour de petites réparations, arranger l'encadrement d'une fenetre, le chambranle d'une porte etc.
Pas de ciment donc, pratiquement pas de reconstruction. La conférence des donateurs internationaux s'était engagé à offrir plus de 4 milliards de dollars d'aide pour la reconstruction à Gaza, mais les matériaux ne passent pas.
Les cimenteries de Gaza sont à l'arrêt. Dans l'une d'elle, des ouvriers attendent sur un banc. Attendent quoi?  Leur entreprise Abou Eida avait 4 usines. Détruites, parfois systématiquement à l'explosif. Ils ont réussi à en remonter une avec les décombres . "Elle peut marcher à 90%, nous dit un technicien. Encore faudrait-il avoir la matière première pour la tester. On attend que le ciment entre"
L'agence de l'ONU, l'UNRWA, ne manque pas d'argent par exemple, mais ne peut faire passer des fenêtres pour ses écoles, alors que beaucoup de carreaux ont été cassés durant la guerre. Un porte-parole craint que l'hiver ne soit difficile dans les écoles sans carreaux.  Il manque aussi des fournitures scolaires, cahier et livre, car il n'y a pas assez de livraison de papier.
Ah si, en entrant à Gaza, par le terminal d'Erez, on découvre  des travaux . Mais c'est seulement le passage grillagé et abrité construit par les Israéliens pour mener de leur terminal au poste de police pale
stinien.
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Lundi 9 novembre 2009
L'annonce par Mahmoud Abbas de quitter la présidence de l'Autorité Palestinienne a d'abord fait sourire quelques commentateurs et hommes politiques. Et de voir un  Abbas dépressif, Abbas faible, Abbas tentant un chantage sur les Américains après la giffle de Clinton (la secrétaire d'Etat en passant à Jerusalem avait dressé  des louanges à Netanyahu et demandé aux Palestiniens de faire un pas vers les négociations). Le président palestinien ne ferait que des menaces de démission médiatiques , attendrait les grandes manifestations populaires pour rester en poste.
N'empêche, le geste commence à créer quelques vibrations dans la région. D'abord car Mahmoud Abbas semble sérieux.  Et c est tout le gouvernement palestinien de Salem Fayad qui risque de suivre. Et l'on verrait ainsi tout simplement la fin de l'Autorité Palestinienne. Derrière, c'est le vide politique.
Et si  Abbas demissionne tout de suite - ce qu'il aurait meme suggéré de faire devant l'ambassadeur d'Egypte - c est le chef du Parlement qui doit legalement le remplacer...mais c'est un député du Hamas...
ALors certains imaginent que l'on pourrait aller chercher Marwan Barghouti, supposé leader populaire, mais il est en prison condamné 5 fois à la prison à vie en Israel. Israel voudrait elle vraiment le libérer pour en faire son partenaire de négociations.
Ensuite, le roi Obama semble nu, après le volontarisme affiché des premiers jours pour le processus de paix. Plus de négociations en vue. Et les gestes envers le monde arabe semblent obérés par la prise de position d'Hillary Clinton.
Aux Etats Unis, le celebre éditorialiste Thomas Friedman conseille meme au président américain de se retirer totalement de l'hypocrisie des négociations de paix, et de laisser les responsables israéliens et palestiniens face à leurs peuples, sans illusion d'un interminable processus de paix.
Le président Obama d'ailleurs embarassé par un processus de paix moribond boude maintenant le premier ministre israélien qui vient d'arriver à Washington et qui n'a pas de rendez vous avec la Maison Blanche. Et le journal Haaretz de titrer ce matin : "Obama snobe Netanyahu"
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Lundi 2 novembre 2009
Il y a les Palestiniens qui tempêtent contre Hillary Clinton et les Etats-Unis qui semblent reculer devant la fermeté israélienne sur les colonies,  la houle a atteint les pays arabes qui ont rencontré Hillary Clinton au Maroc, "un climat d'échec", a dit le secrétaire de la Ligue Arabe, Amr Moussa, à propos du processus de paix.
Mais les Israéliens parlent surtout de la pluie et du vent en rafales dans les rues de Jerusalem, des trombes d'eau dans Tel Aviv. Les Israéliens raffolent d'une eau souvent rare. Les surfeurs s'éclatent sur les rouleaux.
 Novembre a un rare goût d'automne pour quelques jours



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Mercredi 16 septembre 2009
C'était le vendredi 11 septembre, près de Bethleem, un endroit où peuvent se rejoindre Israéliens et Palestiniens. Et ceux là avaient décidé pour ce jour de célébrer la paix en partageant à la fois l'IFtar pour les musulmans (la rupture du jeune à la tombée du jour pendant le Ramadan) et le diner de Shabbat de ce vendredi pour les Juifs.  Ils étaient 130, ont observé une minute de silence et ont discuté de leurs traditions , de leurs fois, ceux des villes palestiniennes de Naplouse, Jericho ou des villes israéliennes de Tel Aviv et de Haifa ainsi que des étrangers venus des Etats Unis, d'Allemagne ou de France.
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Mardi 15 septembre 2009

C’était  un tres jeune pilote  aux commandes du F16 pour un entrainement de routine qui décollait ce dimanche matin de la base  . Mais à 21 ans , Assaf Ramon était  déjà un prince, enfant chéri de l’Armée de l’Air, orphelin d’un héros.

Dans la famille Ramon, son père  était   déjà pilote d’élite  , l’un de ceux qui menèrent le raid secret pour bombarder la centrale nucléaire d’Osirak , près de Bagdad. Ilan fut ensuite  le   premier astronaute israélien pour  Columbia . Il disparaît  tragiquement avec ses 6 compagnons  dans l’explosion de la navette . en 2003. Funérailles nationales.

 

6 ans après, avec l’accord de sa mère, le fils a suivi la même voie. Pilote de chasse   Le président Peres l’a décoré  en priant « que DIEU le protege,  lui surtout lui, le meilleur de nous. »

 

Assaf  pilotait  le même modèle que son père, un F16 , quand il s’est écrasé   dans les collines, au sud d'Hebron,  pour une raison inconnue  La nouvelle a bouleversé le pays,

« C’est un jour de tristesse et de douleur,  notre cœur est brisé et nous sommes tous avec Rona (sa mère) » a déclaré le ministre de la Defense Ehud Barak .

Lundi matin,  les journaux publiaient des dizaines de pages sur la tragédie de la famille Ramon sur ces héros  israéliens  «  ,   ils étaient   comme nous revons  d’etre, beaux, doués, l’image de la réussite et d’ idéaux élevés »., ils étaient les meilleurs de nos enfants »

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Et le premier ministre  Benyamine Netanyahu d’évoquer « une tragédie biblique » :

 

 « Un  père et un fils  ont suivi leurs cœurs, se sont élévés vers les cieux dans des chariots de fer et se sont écrasés à terre dans des chariots de feu. »

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Vendredi 11 septembre 2009
Le secret de la visite de lundi du Premier Ministre Israélien a été éventé et les medias israéliens décortiquent les détails d'un cafouillage qui fait scandale.
L'aide de camp de B. Netanyahu, le général Kalifi, pourrait en faire les frais , devenant le responsable d'un communiqué mensonger ( Netanyahu serait dans "un site sécuritaire"), et il aurait dit" pour la sécurité de l'état, on ne peut parfois pas dire la vérité".
Le Conseiller Mediatique de Netanyahu n'était même pas au courant et aurait refusé de donner une version totalement imaginaire.
La Russie se retrouve mise dans l'embarras puisque le Kremlin a dit officiellement que le Premier Ministre Israélien n'était pas venu, alors que des responsables israéliens l'ont finalement reconnu.
Pour les medias israéliens, les mensonges et cafouillages ont terni l'image du Bureau du  Premier Ministre et ont rappelé les louvoiements d'il y a 10 ans.
Mais les critiques les plus sévères viennent  de responsables israéliens de sécurité :le journal Maariv (droite) cite une haute source de sécurité déclarant : "C'est une tache dans la sécurité nationale. Quelqu'un au Bureau n'a pas tenu sa langue. Cela met en danger les opérations secret défense et les visites secrètes. (...) Tout Premier ministre a des voyages hautement confidentiels. Du moment où elles sont révélées , cela met non seulement le Premier Ministre en porte-à-faux avec les pays concernés, mais cela met en danger nos relations.  Le dommage est énorme. Cela peut amener à une défiance envers les pays occidentaux et les pays arabes." Durant les gouvernements Barak, Sharon ou Olmert, de telles visites ont eu lieu." La discrétion du Bureau du Premier Ministre est exigée aussi bien dans le dialogue secret avec des Etats arabes".

 


Pour autant, on ignore exactement ce qui s'est  fait, dit ou négocié entre Israël et la Russie durant ces 12 heures.  Certains journalistes reparlent de l'Arctic Sea  ; dans un scénario (voir article précédent)  le Mossad aurait intercepté le bateau, chargé d'armement et peut-être de missiles S300  et aurait ainsi la preuve de l'implication de la Russie dans des ventes à l'Iran). 
Surtout la visite relance la question de ces missiles S 300, des missiles anti-aériens, que redoute Israël, car ils permettraient de défendre les installations nucléaires iraniennes contre une frappe surprise, hypothèse qui est toujours dans les cartons du gouvernement israélien. La Russie , il y a quelques années, avait annoncé qu'elle vendrait ses missiles à l'Iran ; la vente a été repoussée mais Israël a fait plusieurs  interventions pour faire annuler ou au moins repousser la vente. 
La France est elle aussi intervenue, justement cette semaine, pour demander à la Russie de ne pas vendre des missiles qui"déstabiliseraient la région ",. La France a rappelé que les résolutions 1737 et 1747 du Conseil de Sécurité appelant tous les Etats à faire preuve de "vigilance et de retenue" concernant fourniture, transfert ou vente d'armes à l'Iran.  L'Union Européenne a d'ailleurs décrété un embargo complet.
Pourquoi la France est-elle intervenue hier, et ce pour la 2ème fois en 15 jours ? Y a-t-il des informations plus précises?

Mais le journal "Kommersant" est même allé plus loin hier en se demandant si la visite de Netanyahu n'avait pas pour but d'avertir Moscou d'une frappe prochaine contre le programme nucléaire iranien. Le  journal cite en particulier des experts qui déclarent qu'une telle visite, secrète et surprise, pourrait avoir été provoqué par des circonstances urgents "par exemple, si israël projette d'attaquer l'Iran". Et de citer aussi une "source israélienne" déclarant : "Une telle visite pourrait être lié à une nouvelle information et pourrait menacer le programme nucléaire iranien. On ne peut pas écarter l'idée qu'Israël soit pret à mener des actions décisives contre l'Iran et que Netanyahu ait décider d'en informer le Kremlin."

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Mercredi 9 septembre 2009
Jénine, l'ancien bastion de l'Intifada, lieu d'une attaque de l'armée israélienne en 2002 lors de l'opération Remparts, réputé foyer des attaques kamikazes palestiniennes, va-t-elle devenir une capitale touristique et même l'étape d'un "package" de 3 jours avec la Galilée israélienne pour des touristes étrangers?
C'est en tout cas le plan qu'a révélé le président du Conseil régional israélien de Gilboa, qui a tout le soutien du gouverneur palestinien de Jenine,  et Tony Blair, envoyé du Quartet européen, est charmé par l'idée.
Des représentants européens et américains ont déjà été contactés et ont visité les lieux.
Quel serait ce "tour" d'un genre nouveau? Les visiteurs pourraient d'une part côté israélien visiter Nazareth, passer la journée sur le Mont Gilboa et son itinéraire touristique en basse Galilée, puis il pourait visiter côté palestinien Jenine, son marché coloré. Un nouveau centre commercial tres moderne vient d'ailleurs d'ouvrir à Jenine sur 7000 mètres carrés avec 125 boutiques et les prix y sont inférieurs à ceux d'Israêl.  On parle aussi d'un Luna Park et de l'ouverture d'un cinéma .
Le gouverneur palestinien de Jenine affirme que "Jenine sait être hospitalière et veut recevoir des dizaines de milliers de touristes"
Le gouverneur israélien de Gilboa vante lui même la sécurité en territoire palestinien :"Je peux promettre à tous nos hôtes et aux touristes que Jenine est au moins aussi sûre que n'importe quelle ville d'Israël. C'est dans l'interêt du gouverneur de faire prospérer sa ville économiquement. De hauts responsables espagnols doivent arriver et ils devraient promouvoir notre plan dans les institutions européennes. Nous allons demander au ministre de la Défense Ehud Barak d'autoriser un passage libre de bus entre Gilboa et Jenine"
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Mercredi 9 septembre 2009
Suite du mystère sur la visite lundi du Premier Ministre Israélien, la radio militaire et plusieurs grands quotidiens affirment aujourd'hui qu'il s'est rendu à Moscou dans un voyage éclair pour discuter du trafic d'armes. Le bureau du Premier Ministre ne confirme pas, mais des sources haut placées à Jerusalem ont confirmé aux médias israéliens. Selon le Yediot Aharonot, B. Netanyahu aurait même loué un jet privé et non un appareil officiel pour éviter la curiosité des medias. Il était accompagné de son aide de camp le général Kalifi et du Conseiller à la Securité Uzi Arad.
La version officielle jusqu'à présent était une visite "dans un établissement de défense"  en Israël et certains avaient parlé du Mossad (les services secrets) mais le Premier Ministre serait venu en fait évoquer le trafic d'armes russes vers l'Iran ou la Syrie.
Si effectivement le Premier Ministre s'est rendu en Russie pour parler armement, on pense inévitablement à l'affaire de l'Arctic Sea (voir article précédent), puisque certains médias et certains experts militaires ont évoqué un possible scénario de détournement du bateau par les services israéliens. Le cargo, transportant officiellement du bois, et qui avait disparu longtemps en juillet, aurait en fait servi à transporter des armes, et des medias ont évoqué  précisément  un chargement de missiles antiaériens S300 à destination de l'Iran, qui aurait pu être vendu par des mafieux russes, liés à de hauts officiers de l'armée.
Le 18 juillet, alors que le cargo Arctic Sea était "retrouvé", le président Shimon Peres avait aussi fait une visite surprise dans la résidence d'été du Président russe Medvedev  à Sochi pour officiellement "amener des preuves concrètes de trafic d'armes russes vers la Syrie et l'Iran".
Une journaliste russe avait alors évoqué un scénario où Israël ayant intercepté des armes dans l'Arctic Sea, il pourrait s'en servir de carte maitresse dans des discussions, tout en gardant le secret pour laisser à la Russie l'honneur sauf.
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Mardi 8 septembre 2009
Alors que le débat politique s'agitait hier autour de l'annonce de 455 permis de construction dans les colonies, le Premier Ministre Netanyahu lui n'était pas disponible et même invisible.  Il était en visite "militaire" quelque part dans un lieu inconnu en Israel. Ce n'était apparemment pas lié à une activité opérationnel puisqu'il n'était pas accompagné d'Ehud Barak, à son bureau au centre de la Défense de Kyria à Tel Aviv. Ou était-il donc?
Le Premier Ministre était parti le matin et devait rentrer l'après midi mais son absence a duré jusqu'à 9 heures du soir. Il était seulement accompagné de son conseiller à la Securité Uzi Arad et de son secrétaire militaire le General Kalifi. Un communiqué laconique a juste déclaré que le Premier Ministre était en visite "dans un établissement de défense
".
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Lundi 7 septembre 2009

L’annonce d'un  feu vert officiel  du gouvernement à 450 nouvelles constructions de logements  dans les colonies a provoqué de très nombreuses réactions négatives dans la communauté internationale mais étale aussi les contradictions politiques en Israel.

Depuis l’arrivée de Barack Obama, les Etats-Unis, avec l’Europe, faisaient pression  pour un gel total de la colonisation , première étape pour une reprise de négociations avec les Palestiniens.

En échange,dans le plan Obama,  les pays arabes de la région feraient des gestes envers Israel, et une dynamique serait relancée.

 

 L’émissaire américain George Mitchell doit  arriver dans quelques jours pour négocier un accord  final sur ce gel, après des mois  de bras de fer entre Israel et les Usa
Alors comment comprendre cette relance  des colonies ?


En fait, tout en discutant  à reculons ,  le premier ministre Israélien Benyamine Netanyahu a  fait un geste envers sa droite dure et le mouvement des colons qui refuse de céder aux Etats unis sur la colonisation. Certains même de ses ministres l’ont exprimé publiquement, mettant Netanyahu  dans l’embarras,  les colons ont lancé  un mouvement de lobbying, et un sondage donne une majorité d’Israéliens hostiles à ce gel de la colonisation.

Netanyahu ménage donc son gouvernement de droite et la majorité qui l’a élu il y a quelques mois avec   450  constructions  dans des  grandes colonies, qu’Israel de toute façon  estime  garder même après un accord avec les Palestiniens.

Il a affirmé vendredi qu’il voulait donner un coup d’accélérateur aux colonies avant un « moratoire »  concédé aux Américains.

Selon certains médias, les Etats-Unis auraient été avertis de la manœuvre de politique intérieure..


Mais pas sûr que  cet exercice d’équilibrisme  de Netanyahu convainque  vraiment.


Le puissant mouvement des colons critique  les  « miettes » qu’on lui offre. Cet après midi, le Conseil Yesha, organe des colons, a déposé symboliquement la première pierre d’une nouvelle colonie Mevasseret Adumim, non loin de Jerusalem. Des ministres de droite et des députés les soutenaient.
Dans l’opposition, Tzipi Livni parle de « duplicité », et le mouvement de gauche anticolonisation « La Paix Maintenant » évoque une « farce politique »

 

Coté Palestiniens, on enrage,  L’autorité palestinienne déclare  que l’annonce d’ aujourd’hui  « annule tout gel ultérieur et sape  le processus de paix ».
 .

 

La question des colonies devient donc  brûlante en Israël et  toujours délicate politiquement pour Netanyahu.

 

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